3 September 2010

Risposta di Corsica Libera à a Liga Corsa di Scacchi

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Lettre envoyée par la Ligue Corse d’Echecs aux listes candidates aux Territoriales 2010 :

La politique sportive est rarement au centre des débats des élections territoriales. A tort, selon nous, tant il paraît évident qu’elle a d’importants impacts, en particulier sur la jeunesse. Elle concerne l’avenir même de la Corse. Or le constat des politiques sportives menées à ce jour par l’ensemble des collectivités est désolant. Routine, saupoudrage, absence de stratégie et carence d’investissements structurants ont produit leurs effets négatifs.

Risposta di Corsica Libera à a Liga Corsa di Scacchi.

Pourtant de nombreuses associations sportives font des efforts pour permettre un épanouissement individuel et collectif à travers la pratique d’un sport. Nous pensons en faire partie. En l’espace de 10 ans le nombre de nos licenciés est passé de 200 à 4 800 et plus de 25 000 jeunes insulaires ont bénéficié d’un apprentissage des Échecs. Notre île est ainsi devenue une référence au niveau international.

La cause d’une telle dynamique est simple : nous avons privilégié le développement de masse, qui désormais produit sa propre élite. Il y a avait, en 1998, 2 joueurs corses classés au niveau international, on en compte désormais près de 200. Toutes les régions de l’île, dont de nombreuses zones rurales, sont couvertes par notre action et nous avons créé 11 emplois (CDI), intervenant dans les clubs et les établissements scolaires.

Pourtant, faute de moyens actualisés, nous ne pouvons plus désormais répondre aux milliers de demandes émanant de toute la Corse. Il nous faudrait, pour cela, créer de nouveaux postes de formateurs. Même si chaque activité sportive a sa spécificité, nous pensons que ce type de développement est à privilégier et à encourager. Nous préconisons donc une rupture dans les choix budgétaires actuels et une obligation de
résultat pour les bénéficiaires d’aides de la CTC, avec comme critères principaux le nombre de pratiquants d’une discipline et la politique de formation développée par les clubs et ligues.

C’est pourquoi, à la veille d’un scrutin important pour l’avenir de la Corse, nous souhaitons connaître vos propositions essentielles en matière de politique sportive. Nous publierons vos réponses à travers nos supports de communication, en particulier notre magazine  »Scaccanate », qui est diffusé, gratuitement, à 6 000 exemplaires, et dont la version interactive est consultée par plus de 10 000 internautes de tous âges. Nous consacrerons, début mars, une édition spéciale faisant état de l’intégralité de vos propositions. Ce magazine sera consultable via notre site www.corse-echecs.com.

Je ferai également une conférence de presse faisant la synthèse des réponses obtenues. Nous pensons porter notre petite pierre à la construction d’une Corse qui, tel un joueur face à un échiquier, devrait être plus sereine, respectueuse des règles et d’autrui et éviterait de confondre des « petits coups » tactiques avec une stratégie d’ensemble structurante.

Je vous remercie pour l’intérêt que vous voudrez bien porter à notre démarche.

Bien cordialement,
Léo BATTESTI
Président de la ligue corse des Échecs

Les réponses apportées par Corsica Libera :

Monsieur le Président,

Vous faites avec justesse remarquer que la politique sportive est jusqu’alors absente des débats en vue des élections territoriales des 14 et 21 mars prochains. Nous sommes même tentés d’affirmer que le débat lui-même est inexistant, au profit de considérations tactiques et au détriment de l’intérêt général. Nous avons pour notre part toujours privilégié les idées aux combinaisons politiques et aux hommes qui les portent. Dans ce domaine, comme dans l’ensemble des secteurs d’activités, nous nous sommes efforcés de porter une réflexion globale à travers notre projet politique que nous déclinons au travers de « 100 pruposte per una Corsica Libera » tirées de « Corsica 21 ».

Nous proposons l’élaboration par la Collectivité Territoriale d’un « plan d’aménagement et de modernisation des infrastructures culturelles et sportives » partie prenante du PADDUC.

Une politique sportive ambitieuse doit nécessairement s’inscrire dans le cadre d’une stratégie d’aménagement du territoire qui relève de la compétence de la CTC, notamment dans le cadre du PADDUC. Force est de constater que les deux versions du projet présenté par l’exécutif sortant, avant d’être retiré, faisaient l’impasse sur cette question d’importance.

Facteur de cohésion sociale dans une société fragmentée, éclatée ; outil de promotion et d’insertion dans un environnement caractérisé par la déscolarisation, le chômage, la consommation de drogue ou le mirage de l’argent facile pour notre jeunesse : le développement de la pratique sportive, que nous proposons d’insérer dans une solution politique globale, apparaît comme l’un des remèdes envisageables face à ces fléaux. Néanmoins, et malgré l’engagement – très souvent bénévole – de nombreuses associations, la politique sportive en Corse souffre de graves carences, particulièrement en termes d’infrastructures.

A ce sujet, nous proposons l’élaboration par la Collectivité Territoriale d’un « plan d’aménagement et de modernisation des infrastructures culturelles et sportives » partie prenante du PADDUC, qui a bien sûr à notre sens, vocation à demeurer de la compétence des représentants élus du peuple corse. Ce plan aura pour objet deux niveaux d’interventions :

– Le sport professionnel :

La puissance publique, toute institution confondue et à son degré de compétence, se doit d’intervenir afin d’enrayer le déclin du sport professionnel en Corse. Nous affirmons notre volonté de lui offrir un avenir. La vétusté et l’obsolescence des infrastructures en est pour partie la cause : entraînant une situation de dérogation récurrente et faisant peser une menace permanente de rétrogradation de nos clubs dans le giron amateur (l’exemple du GFCOA Volley-ball en est le dernier en date).

En 2010, et après avoir rayonné, y compris sur la scène internationale avec le Sporting Club de Bastia finaliste de la Coupe UEFA 1978, la Corse ne compte aujourd’hui aucun stade de football aux normes, aucun complexe omnisports de ce nom, aucune piscine olympique. Dans ce domaine également, le rattrapage historique n’a pas eu lieu. Une renégociation du PEI ne pourra passer à côté de ces travaux d’intérêt général.

Pour conclure sur ce point, Corsica Libera s’est mobilisé fortement en faveur du maintien du CREPS de Corse en tant qu’outil d’émancipation et d’excellence pour notre jeunesse .

- La pratique sportive populaire :

Les infrastructures dans les quartiers et les villages se caractérisent par un retard considérable. Le besoin en équipements légers (city stades, parcours de santé…) se fait pourtant sentir. Le plan d’aménagement ne pourra laisser pour compte des territoires entiers. Il convient néanmoins, tout en mettant en œuvre une couverture efficace, de concilier territoires et populations dans le cadre des politiques à mener. Cette démarche doit s’inscrire dans une politique sociale du sport, combattant les déséquilibres, tant au plan social que territorial.

- En ce qui concerne la politique d’aides aux associations sportives :

Nous partageons votre constat quant à la politique de saupoudrage anarchique des aides consacrées au sport. En termes budgétaires, le réalisme est de mise. Il convient selon nous d’une part, de tenir compte des orientations générales de développement que nous proposons de mettre en œuvre : une stratégie de développement fondée sur la valorisation de notre identité et de notre environnement, prenant en compte une nécessaire revitalisation de l’intérieur. Les activités de pleine nature, ainsi que toute initiative en milieu rural constituent des cibles naturelles d’une politique d’aides aux associations sportives.

D’autre part, il convient effectivement pour remédier au saupoudrage, voire au copinage, de définir des contrats d’objectifs avec les partenaires associatifs et les différentes collectivités publiques. Prônant de manière globale une évaluation annuelle des politiques publiques, celle-ci devra permettre dans le domaine sportif de moduler ou redistribuer les fonds publics en direction de porteurs de projets dynamiques.

Nous voudrions pour terminer, saluer le développement exemplaire de la pratique des échecs en Corse. Si les échecs étaient depuis bien longtemps un sport national (« i fiaschi »), i scacchi comptent aujourd’hui parmi les activités les plus populaires, et sont surtout à classer du côté des réussites dans ce pays.

Nous nous félicitons également de la récente parution de « Scaccanate », manuel d’échecs bilingue, en prélude, nous l’espérons, d’un enseignement bilingue généralisé de la discipline.

A lista CORSICA LIBERA.

Cumenti

2 Risposti in “Risposta di Corsica Libera à a Liga Corsa di Scacchi”
  1. kasparov dit :

    Pourquoi leo battesti est une réference en la matière ?

    Ce joyeux luron ne représente que lui même et ses propres intérêts, ceux de la ligue d’échec et en aucun cas les intérêts collectifs des associations sportives de corse dont la plupart sont des courroies de transmission clientélaires du clan qui génèrent la politique du saupoudrage en corse dénoncé en son temps par la cour des comptes.
    Léo battesti oublie de dire que ces 3000 licenciers ne correspondent en aucun cas à une réalité vu que ce sont des scolaires initiés dans le cadre de l’éducation nationale. Léo battesti oublie de dire le montant des subventions qu’il recoit annuellement depuis plus de 6 ans qui sont collossales au détriment de véritables associations sportives. Il fait parti de ce petit comité restreint des manghjoni du tour de corse automobile et des jeux des iles qui totalisent plus de 80% de l’enveloppe globale des subventions pour toutes les associations sportives de corse, a un moment donné il faut que cet individu quelque peu narcissique et prétentieux revienne à un peu plus de bon sens. Il y a un reglement des aides à la ctc qui existe mais qui n’est jamais appliqué.

    Il y a une solution simple au vu justement des demandes croissantes en terme de subventions :

    1) appliquer la règle du plafond maximal de 50 000€ par association quelque soit le dossier ou projet, ce qui permettra une meilleur répartition des besoins pour le plus grand nombre en fonction des critères pré établi par le reglement des aides de la ctc.

    2) dissocier les associations sportives des manifestations et évènementiels sportifs qui eux n’ont jamais de véritables soutiens financiers seul léo battesti, le tour de corse, et les jeux des iles ont recus des subventions collossales dont on ne sait d’ailleurs pas exactement dans quoi elles passent et qui correspondent à 80% de l’enveloppe globale des aides.

    3) dissocier les aides aux equipes de l’aca et du scb qui sont des entreprises privées qui bénéficient tous les ans de sommes astronomiques sans retour sur investissement notamment sur la politique de formation d’élite de jeunes corses.

  2. estrimei dit :

    Mi pare ch’ellu ci vulerà a fà pianu ‘ncu i soli publichi.
    U « sport  » è a « culture » mi facenu a peura, quandu i sentu ammentà un mi possu impedisce di fà a lea ncu e  » vaches a primes « .
    A mio sperenza hè chi l’eletti di Corsica Libera un appienu che un penseru , quellu di TUTTI i corsi .
    Un sò micca i voti chi facenu a lea d’un Populu , hè a so cuscenza.

Dateci u vostru parè...

(I cumenti saranu publicatu dopu validazione)