Les réponses de Corsica Libera à Avà Basta
LES QUESTIONS D’AVÀ BASTA :
1. Pour chacune des compétences de la CTC, quels sont les engagements de votre projet pouvant contribuer à combattre les discriminations, le racisme, la xénophobie et améliorer le respect des différences, le « vivre ensemble » ?
2. Quelles propositions concrètes pour favoriser la présence de personnes d’origine étrangère sur les listes ?
3. Expliquez pourquoi vous êtes pour ou contre le vote des étrangers (et à quelles conditions) aux élections locales ?
4. Que pensez-vous du rôle économique, social, démographique et culturel de la présence de l’immigration sur notre territoire ?
5. Que proposez-vous pour que soit reconnu et effectivement pris en compte le rôle des travailleurs sans papiers dans les secteurs clés de l’économie de l’île (BTP, Hôtellerie Restauration, agriculture, services à la personne) ?
6. Comment le Conseil économique, Social et Culturel pourrait-il pleinement jouer son rôle concernant ces différents aspects ?
7. Comment comptez vous utiliser la capacité d’adaptation législative de la CTC sur ces différents points ?
8. Que signifie pour vous l’expression « communauté de destin » ? Quelle stratégie pour la renforcer ?
Pour Avà Basta,
La Présidente,
Noëlle VINCENSINI
LES REPONSES APPORTEES PAR CORSICA LIBERA :
1. Notre mouvement a toujours été engagé dans les démarches anti-racistes, notamment, comme vous le savez, les réunions et manifestations organisées par votre Collectif. En ce qui concerne notre projet, il prévoit une citoyenneté fondée sur 10 ans de résidence, sauf pour la diaspora. Cette citoyenneté donnerait les mêmes droits à tous les Corses, d’origine ou d’adoption, en matière d’acquisition de l’immobilier, d’emploi, d’inscription sur les listes électorales… Convenez qu’il s’agit là d’une mesure particulièrement ouverte et généreuse : en France, avec 10 ans de résidence, il n’est même pas évident d’obtenir une simple carte de séjour !
2. Pour nous, les personnes d’origine étrangère présente sur l’île (française, italienne, marocaine, portugaise ou autres) devraient pouvoir être inscrites sur toutes les listes, dès l’expiration du délai de 10 ans prévu dans le cadre de la citoyenneté corse.
3. Voir réponses précédentes. Il nous semble que, en deçà de dix ans de résidence, les personnes concernées n’ont pas justifié pleinement de leur volonté de partager notre destin. Lors du référendum de 2003, des fonctionnaires en poste en Corse pour deux ou trois ans ont voté, alors qu’ils ne se sentaient pas du tout concernés par une évolution institutionnelle qui se réaliserait d’ailleurs après leur départ. Leur vote a donc reflété d’autres préoccupations, comme la volonté de sanctionner le gouvernement Raffarin alors empêtré dans la réforme des retraites. Le « non » a finalement gagné, de très peu, avec les conséquences que l’on sait. Comme on le voit, ce type d’inscriptions sur les listes déforme le résultat démocratique…
4. Ce rôle est important, en Corse comme dans toute l’Europe. Il ne peut cependant se faire sans contrôle par la communauté d’accueil, à savoir le peuple corse.
5. Nous proposons que le contrôle du droit d’installation ne soit plus confié à l’Etat français mais à la CTC. Ceci n’a rien d’extraordinaire. Par exemple, depuis le nouveau statut de la Catalogne (sud), cette compétence est exercée par les autorités catalanes et plus par Madrid.
6. Le Conseil doit élaborer des propositions concernant ces sujets. Mais pour que ces dernières aient une certaine portée, il faut que les membres de l’Assemblée de Corse soient destinataires des délibérations du Conseil suffisamment tôt pour pouvoir les prendre en compte. Aujourd’hui, dans le meilleur des cas, ils reçoivent ces délibérations en séance… quelques minutes avant le vote !
7. En formulant officiellement devant l’Assemblée nos propositions autour de la citoyenneté corse.
8. Nous gardons en mémoire la délibération de l’Assemblée de 1988 affirmant l’existence du peuple corse composé de Corses d’origine et de Corses d’adoption. Déposée à l’époque par le groupe nationaliste et votée par une majorité de Conseillers territoriaux, elle demeure d’actualité. Par ailleurs, l’instrument naturel d’intégration, le vecteur le plus efficace et le moins contestable à cet égard demeure la langue corse. Son officialisation constitue une priorité absolue. Nous déposerons à nouveau une motion en ce sens dès le début de la nouvelle mandature.





Un so micca d’accunsentu ‘ncu a risposta di Corsica Libera. Per contu meiu quellu chi pò avè a « citadinità » s’ellu deve avè più diritti che u strangeru, ùn po micca avè i listessi diritti che i naziunali.
Fate pianu , à vulè esse troppu à a modu vi scurdate di a filetta : u naziunalisimu chi svaluriseghja a naziunalità ùn po andà !
Tuttu è dettu !!!!
Tuttu hè dettu hè vera….estri mei cunnosce forse a filetta ma ùn sà chi
A u bucculare di a funtana l’acqua populu hè fattu è per eie, ùn si dumanda da induve so scalati i nudi.