Muvimentu

CUNGRESSU DI A RIFUNDAZIONI
Primu di Farraghju di u 2009
CORTI
MOTIONS ADOPTEES LORS DU CONGRES :
I. DECLARATION DE PRINCIPE
II. STRUCTURATION
Dispositions générales.
Les militants.
A Cunsulta.
Les sections.
A Ghjunta.
L’Esecutivu.
III. ANTIREPRESSIF
Préambule.
Mise en place au sein de l’Esecutivu de Corsica Libera d’une Comission Anti Répréssive.
Création d’une Association loi 1901.
Mise en place des moyens de fonctionnement.
IV. CONTRE-POUVOIRS ET MOYENS DE LUTTE
Contre-pouvoirs.
Moyens de lutte.
V. DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE
Etat des lieux.
Nos grandes orientations en matière de développement.
E pruposte per oghje.
E pruposte per dumane, l’indipendenza naziunale.
VI. PEUPLE CORSE ET IMMIGRATIONS
Préambule.
Communauté internationale.
Nouveaux arrivants.
Citoyenneté Corse.
I. DECLARATION DE PRINCIPE
Accord du 28 mai 2008 :
Devant la situation de crise sans précédent que subit la Corse et en vue d’y faire face, les forces patriotiques s’engagent dans un processus de refondation autour d’un projet novateur au service du peuple corse.
L’objectif est de donner par étapes à la Corse un statut de nation indépendante dans le cadre européen, à l’égal de ce qu’ont déjà obtenu d’autres îles comme Malte ou Chypre.
Dans cette perspective, les forces patriotiques entendent développer leur action politique autour de leurs valeurs fondamentales, dont les principales sont :
1/ La promotion des droits historiques du Peuple Corse.
2/ La protection et le développement de notre patrimoine inaliénable – terre, langue culture – gravement menacé après plus de deux siècles d’oppression française aujourd’hui renforcée par une agression mondialisée.
3/ Le respect de la justice sociale à travers un développement économique performant et maîtrisé.
4/ Le respect des équilibres écologiques.
5/ La solidarité à l’égard de toutes les formes de lutte et avec l’ensemble des prisonniers politiques.
II. STRUCTURATION
1/ DISPOSITIONS GENERALES :
Le siège du mouvement est fixé à CORTI.
Les documents officiels du mouvement sont rédigés en Corse et en français.
Dans la mesure du possible, notre langue devra être utilisée lors des débats.
La mutualisation des moyens appartenant aux anciennes structures aujourd’hui refondées, est prononcée (locaux, etc.), leurs moyens de communications (journaux, radio, sites web) deviennent des organes liés à Corsica Libara
L’ensemble des prisonniers pris en compte par le mouvement, sont membres de droit de Corsica Libara
A ce titre, comme chaque militant, ils participent à la réflexion politique de l’organisation, et peuvent adresser des contributions à l’exécutif ou à tout autre instance de leur choix.
Répartition des responsabilités politiques :
Le principe du non cumul des fonctions entre élus territoriaux ou syndicaux et porte paroles du mouvement doit être atteint à terme
Aussi les élus territoriaux seront membres de droit de l’exécutif sans disposer du droit de vote, et nous devrons nous attacher à trouver un équilibre dans les prises de parole en fonction des situations et des thèmes évoqués.
Représentation des sensibilités politiques :
Corsica Libera est la matérialisation structurelle de la refondation, elle regroupe des patriotes au sein d’un mouvement unifié, rénové et pluraliste, qui doit organiser et structurer les débats en son sein.
Le débat est instauré dans toutes les instances du mouvement, y compris à l’exécutif, privilégiant ainsi les échanges et contributions internes
La représentation des tendances d’idées, lorsqu’elles se manifestent, devra être matérialisée par une motion politique d’orientation générale présentée par une liste de militants susceptibles de la mettre en œuvre au sein de l’exécutif du mouvement.
2/ LES MILITANTS :
L’adhésion est formalisée et acceptée par la section. Le versement régulier au trésorier national d’une cotisation de 15 euros par mois (20 euros pour les couples et 5 Euros pour les moins de 25 ans) dont 30 % sont reversés aux médias de Corsica Libera (abonnement de soutien au Ribombu compris), entérine l’adhésion et conditionne le droit de vote au sein des instances du mouvement.
Des critères sociaux devront être pris en compte dans la fixation des cotisations, après avis du trésorier national.
Cotisations Critères sociaux:
Pour tout militant ou famille faisant état de difficultés pour s’acquitter de façon durable ou provisoire de sa cotisation, le secrétaire de la section introduit une demande motivée au trésorier visant à la minorer ou à la suspendre, pour une période donnée.
Les militants concernés sont considérés à jour de leurs cotisations et participent aux votes, si la demande intervient au moins 2 mois francs avant une AG ou toute autre décision impliquant leur vote.
Le Trésorier National notifie tous les ans à chaque section la liste des militants autorisés à voter dans les différentes instances du mouvement
Droits et devoirs
La participation régulière en section et lors des actions du mouvement est demandée aux militants.
Chaque militant s’engage à propager les idées du mouvement, notamment les principes fondateurs en 5 points de Mai 2008; et à inciter de nouveaux corses à œuvrer au développement et à la concrétisation des objectifs du mouvement.
Un militant qui aurait un comportement contraire aux valeurs portées par le mouvement peut être exclu sur décision de la ghjunta, après avis de la commission des conflits.
Nouveaux militants
Le nouveau militant prend part entière aux travaux des Sections, Cunsulta, Ghjunta, et autres séminaires, il participe aux actions sur le terrain et suit la politique décidée par le mouvement.
Le droit de vote lui est acquis après 3 mois successifs dans la même Section, le droit de se porter candidat aux instances du mouvement au bout de 1 an.
3/ A CUNSULTA (ASSEMBLEE GENERALE) :
La Cunsulta est l’assemblée décisionnelle du mouvement, elle est souveraine. Elle détermine la politique de Corsica Libara.
Le vote se fait à la majorité simple
La Cunsulta se réunit tous les ans, en Septembre lors de la rentrée politique et médiatique.
Elle est composée des militants à jour de leur cotisation, qui seuls ont le droit de vote. Le retard de cotisation supérieur à deux mois ne peut dans le mois précédant l’AG, faire l’objet d’une régularisation donnant droit de vote.
Une Cunsulta extraordinaire peut être convoquée dans un délai de quinze jours, en cas d’urgence, par l’exécutif ou à la demande de la majorité des membres de la ghjunta.
L’exécutif est élu par la Cunsulta une fois tous les deux ans. Celle-ci s’exprime également les années intermédiaires afin de valider (ou pas) la reconduction de l’exécutif.
Les candidats aux élections territoriales sont désignés par la Cunsulta par un vote à bulletin secret.
La Cunsulta peut modifier les dispositions des présents statuts par un vote des 2/3 des militants.
4/ LES SECTIONS :
La section est la base de la vie du mouvement où se rassemblent des militants d’un même territoire.
Elle doit se donner les moyens d’irriguer les débats du mouvement sur toute la microrégion.
Elle travaille à l’implantation et au développement du mouvement dans chaque pieve, ville et village de son espace géographique. Elle rend régulièrement des comptes à la ghjunta.
Une section peut être créée sur demande motivée d’au moins 5 militants représentant un secteur géographique déterminé.
La création des sections ainsi que leurs limites géographiques sont soumises au vote de la ghjunta. Les sections peuvent être redéfinies en fonction de leur vie réelle et de la remontée des cotisations. Elles peuvent à l’occasion se regrouper entre elles selon des critères de proximité.
Des sections à l’étranger sont possibles, notamment en France.
Dans le cadre des principes généraux fixés par la Cunsulta, la section est pleinement compétente pour les questions locales, excepté en matière d’investitures électorales, celles-ci devant être validées par la ghjunta.
La communication externe de la section devra respecter ces dispositions.
Les cotisations de base sont versées directement au trésorier national.
Les locaux des sections AIACCIU, BASTIA et PORTI VECCHJU sont des locaux nationaux. Leurs loyers ainsi que les dépenses de fonctionnement sont pris en compte par le mouvement.
Néanmoins, toute section peut bénéficier, après accord du trésorier national, d’une dérogation structurelle quant à la gestion pleine et entière de son local (prise en charge régionale)
Corti, siège du mouvement, capitale historique de la Corse, ville universitaire et culturelle, est dotée d’un local national, après évaluation des disponibilités financières
Chaque section organise son propre fonctionnement et se charge de la formation politique de ses militants.
La section est animée par 2 secrétaires élus en son sein qui se répartissent le travail d’animation politique, la mise en place des actions, la diffusion de l’information, la représentation de la section à la ghjunta, les tâches d’organisation (adhésion et tenue à jour de la liste des militants…).
Les réunions de section ont lieu au minimum une fois par mois dans le rural et une fois par quinzaine dans les villes. Les sections définissent librement leur mode de fonctionnement.
Chaque section est représentée à la ghjunta par des délégués permanents à raison de 1 pour 5 militants Des suppléants permanents peuvent être désignés.
5/ A GHJUNTA (COORDINATION) :
C’est l’organe de décision légitime du mouvement entre chaque Cunsulta.
La ghjunta contrôle l’exécutif et veille à la mise en place de la politique décidée en Cunsulta. Dans ce cadre, elle valide et arrête le travail des commissions.
Composition de la Ghjunta
Elle est composée :
- des délégués des Sections (soit 1 délégué pour 5 militants)
- de représentants des microrégions où n’existent pas de sections, qui pourront alors être désignés par les sections les plus proches sur leur quota de délégués.
Fonctionnement de la Ghjunta
La ghjunta se réunit tous les deux mois.
La ghjunta élit en son sein un bureau composé d’un président et deux vice-présidents.
Le bureau est chargé d’élaborer et de diffuser 15 jours à l‘avance, l’ordre du jour en concertation avec l’exécutif et les secrétaires des sections
Le bureau est chargé de convoquer les délégués, d’établir et de diffuser le compte-rendu des réunions.
La ghjunta établit son propre règlement intérieur.
En début de réunion, l’exécutif présente son bilan. Ses membres participent aux débats mais ne prennent pas part aux votes
En cas d’urgence, la ghjunta peut être convoquée sur demande de l’exécutif ou de la majorité des délégués
En cas de vote de défiance à l’encontre de l’exécutif, une nouvelle Cunsulta est organisée dans le délai d’un mois.
Le quorum requis pour la validité des réunions est de la moitié des membres.
Trois absences consécutives non motivées d’un délégué entraînent son remplacement.
La ghjunta tranche les conflits éventuels sur un rapport établi par la commission des conflits constituée ponctuellement par 7 délégués tirés au sort.
Elus pour 2 ans, l’ensemble des membres de la ghjunta sont renouvelés dans le mois qui suit une Cunsulta ordinaire
En cas d’imprécision ou d’absence de règle prévues par les présents statuts, la ghjunta est compétente pour dégager les dispositions applicables sanctionnées par un vote ayant obtenu la majorité des suffrages exprimés.
6/ L’ESECUTIVU (EXECUTIF) :
Il est désigné par le vote des militants en Cunsulta.
Il est chargé de mettre en œuvre la politique du mouvement définie par la Cunsulta.
Dans ce cadre, il impulse et anime l’activité du mouvement.
L’exécutif est responsable de l’organisation des commissions, des séminaires etc.
Il décide des actions à mener d’un point de vue tactique et est responsable de la communication interne et externe du mouvement.
Il désigne un trésorier national chargé du recouvrement des cotisations
Il désigne également les responsables de la Commission anti-répression selon les modalités définies par la motion Anti Répression.
L’exécutif est composé de 21 membres.
Afin d’assurer un travail collégial, régulier et efficace, il répartit les responsabilités en son sein, en fonction de ses priorités
Les élus territoriaux, sont membres de droit de l’exécutif de Corsica Libera, ils ne disposent pas du droit de vote.
En cas de vacance d’un membre de l’exécutif, le poste est pourvu par le suivant direct sur la liste de candidats sur laquelle il a été élu.
Modalités d’élection des membres de l’Esecutivu
Mode de scrutin :
La règle de la représentation proportionnelle au plus fort reste s’applique à l’élection des membres de l’exécutif.
Les membres de l’exécutif sont élus au scrutin de liste à deux tours avec dépôt de listes complètes associées à une motion, comportant autant de noms que de sièges à pourvoir, sans adjonction ni suppression de noms et sans modification de l’ordre de présentation.
Seuls les motions d’orientation générale et les projets politiques à visée stratégique proposés au mouvement, ouvrent le droit à la représentation.
Les amendements, contributions et autres textes particuliers ne sont pas pris en compte dans la mise en œuvre de la représentation proportionnelle.
Déclaration des candidatures :
La liste des candidats doit être déposée au bureau organisateur de la Cunsulta, en même temps que la motion d’orientation qu’elle soutient.
Organisation du premier tour :
Au premier tour de scrutin, il est attribué une prime de trois sièges à la liste qui a obtenu la majorité absolue des suffrages exprimés. Les autres sièges sont répartis entre toutes les listes en présence, à la représentation proportionnelle au plus fort reste.
Les listes qui n’ont pas obtenu au moins 10 % des suffrages exprimés ne sont pas admises à la répartition des sièges.
Si aucune liste n’a recueilli au premier tour la majorité absolue des suffrages exprimés, il est procédé à un second tour.
Organisation du second tour :
Seules peuvent se présenter au second tour de scrutin les listes ayant obtenu au premier tour un nombre de suffrages au moins égal à 10% du total des suffrages exprimés.
Les listes ayant obtenu plus de 10% du total des suffrages exprimés peuvent être modifiées dans leur composition pour intégrer des candidats ayant figuré au premier tour sur d’autres listes ayant obtenu au moins, 8% du total des suffrages exprimés, sous réserve que celles-ci ne se maintiennent pas au second tour.
En cas de fusion entre plusieurs listes, l’ordre de présentation des candidats peut être également modifié.
Les candidats ayant figuré sur une même liste au premier tour ne peuvent figurer au second tour que sur une même liste. Le choix de la liste sur laquelle ils seront candidats est notifié au bureau de la Cunsulta par le candidat placé en tête de la liste constituée pour le premier tour.
Répartition des sièges au second tour :
Il est attribué une prime de trois sièges à la liste qui a obtenu le plus de suffrages. Les autres sièges sont répartis entre toutes les listes en présence, à la représentation proportionnelle au plus fort reste.
Les listes qui n’ont pas obtenu au moins 10 % des suffrages exprimés ne sont pas admises à la répartition des sièges.
Les sièges sont attribués aux candidats dans l’ordre de présentation sur chaque liste.
Si plusieurs listes ont le même reste pour l’attribution du dernier siège, celui-ci revient à la liste qui a obtenu le plus grand nombre de suffrages. En cas d’égalité de suffrages, le siège est attribué au plus âgé des candidats susceptibles d’être proclamés élus.
COMPOSITION DE L’ESECUTIVU
Membres élus par le congrès du 1-2-2009
ACCORSI Jean François
ANTOLINI Jean Philippe
ANTONINI Jacques
ARTILY Brigitte
BENEDETTI Paul Félix
COLOMBANI Jean Pierre
DYKSTRA Gérard
FILIPPUTTI Pierre José
GRIMALDI Josée
LANFRANCHI Jean Marc
MONDOLONI Filippu
PAOLI Pierre
POGGIOLI Pierre
POLI Jean Marie
QUASTANA Paul
SARGENTINI François
SAULI Olivier
SISTI François
SUSINI Maxime
SUSINI Paul Antoine
TOMASI Petru Anto
Trésorier:
SIMONI Alain
Elus territoriaux
PROSPERI Rosa
SCIARETTI Véronique
TALAMONI Jean Guy
III. ANTIREPRESSIF
1/ PREAMBULE :
Le CAR est né de l’alliance de diverses associations de défenses des prisonniers politiques en 1998. Il s’agissait de la mise en commun des moyens techniques et humains de chaque association pour répondre à une grave situation répressive créée par l’Etat français.
C’est pour cela qu’à cette époque c’est un Comité qui a été créé, et non une association.
Il s’agit d’un comité de fait, qui n’a ni président, ni secrétaire, ni trésorier, mais uniquement des porte-paroles et des membres qui sont de fait tous partie prenante, à l’époque, du P.P.I., de C.N.I., de A Chjama per l’Indipendenza, puis de Corsica Viva et de l’Associu per a Suvranità, dont 4 des ces organisations fusionnèrent au sein d’Indipendenza.
En parallèle, afin d’assurer les moyens financiers de soutien aux prisonniers (mandats, frais collectif avocats, etc.) est alors créée une association loi 1901, l’associu Sulidarità (fusion de Patriottu et Fratellenza, elles-mêmes associations loi 1901). Il s’agit d’une association politico-humanitaire.
Politique, car elle ne prend en compte que les prisonniers politiques issus de la L.L.N.
Humanitaire, car elle a pour rôle principal d’apporter une aide financière aux prisonniers et de dénoncer les conditions particulières du traitement policier, judiciaire et pénitentiaire subit par les patriotes incarcérés.
Aujourd’hui, dans le cadre de la constitution de Corsica Libera, il nous semble politiquement incontournable non pas de faire une alliance des différentes associations ou comité de défense des prisonniers politiques mais une véritable fusion de celles-ci.
A la répression tout azimut de l’Etat français, nous nous devons d’opposer un front éminemment politique, fort, uni et performant.
Nous avons – malheureusement devrions nous dire – 10 ans d’expérience au sein du C.A.R. et de l’associu Sulidarità et pour la majorité d’entre nous, bien plus d’années encore.
Nous avons porté au sein du peuple corse un certain nombre de revendications, comme celle du rapprochement familial des prisonniers politiques, revendications qui aujourd’hui sont pleinement comprises et soutenues par la grande majorité du peuple corse.
Nous souhaitons maintenant que le combat antirépressif franchisse un pas supplémentaire dans le domaine politique et humanitaire.
Du fait de la conjoncture politique de ces dernières années, le C.A.R. a, bien malgré lui, « crevé l’écran » médiatique. En effet, la seule politique menée en Corse par l’Etat français, est une politique répressive tout azimut. Aux yeux du peuple corse, de facto, le C.A.R. est apparu comme une des voix incontournable de la lutte contre l’action politique de l’Etat français, escamotant ainsi bien involontairement le rôle politique essentiel du mouvement national dans ce domaine.
Il nous apparaît aujourd’hui primordial, à la faveur d’une recomposition et d’une refondation, de créer une véritable dynamique autour de Corsica Libera, seul espace politique pouvant fédérer l’expression patriotique de tout corse. Seul Corsica Libera peut et doit porter une réponse politique efficace, à la hauteur de l’agression de l’Etat français.
Pour répondre à ce souhait, nous soumettons aujourd’hui au débat et au vote la motion du Comité Anti Répression quand à une forme de structuration pour organiser l’antirépressif de demain.
2/ MISE EN PLACE AU SEIN DE L’ESECUTIVU DE CORSICA LIBERA D’UNE COMMISSION ANTIREPRESSIVE :
Nous faisons face aujourd’hui à une répression politique, nous devons lui donner une réponse éminemment politique. Seule Corsica Libera peut porter ce message avec force.
Rôle de la Commission Anti Répressive :
- Décision sur la prise en compte ou non d’une personne victime de la répression.
- Définition et médiatisation de la lutte politique antirépressive du mouvement national
Les attributions de la Commission Anti Répressive :
- Appeler aux rassemblements lors d’interpellations,
- Décider des prises en compte,
- Organiser les manifestations,
- Porter le discours politique de l’antirépressif au plan international (au-delà de l’Assemblée de Corse, auprès des instances politiques internationales en France, à l’Europe, …),
- Elaborer une charte de conduite du prisonnier (conditionnant la prise en compte) et du collectif d’avocats,
- Mettre en place un collectif de prisonniers,
- Porter la revendication du statut du prisonnier politique,
- Obtenir leur libération et l’arrêt des poursuites, – etc.
Les porte-paroles de la Commission Anti Répressive :
Les porte-paroles de cette commission, suivant de fait la vie politique de Corsica Libera car membres de l’exécutif, auront toute latitude, pour des raisons d’efficacité et de réactivité, pour prendre les décisions nécessaires et urgentes.
3/ CREATION D’UNE ASSOCIATION LOI 1901 :
Par la fusion des différentes associations et comité actuels se reconnaissant dans la démarche de la L.L.N. et de la refondation, cette commission antirépressive aura en charge un grand nombre de prisonniers politiques, ce qui nécessitera une augmentation conséquente de l’aide apportée. Il nous faudra fédérer au plus possible le peuple corse autour de se soutien.
Nous proposons de répartir le soutien politico-humanitaire entre la commission antirépressive et une association loi 1901 où tout Corse pourra apporter son soutien.
Rôle de l’Associu :
Après l’interpellation, apporter solidarité et aide aux prisonniers politiques (ou aux mis en examen) et aux familles par :
- Prise en compte et médiatisation de tout les problèmes auxquels prisonniers politiques et familles seront confrontés.
- Se donner les moyens financiers d’aide aux prisonniers politiques qui doivent être prioritaires (mandats, défraiements collectif d’avocats, billets d’avion aux familles pour les procès, etc.).
- Monter des dossiers précis sur la répression (conditions d’interpellations, respects des droits des prisonniers, toutes actions médiatiques, juridiques et administratives afin de garantir leurs droits, etc.).
- Porter ces dossiers techniques auprès des instances internationales, conjointement avec la commission antirépressive.
- Etre un outil social au service de chaque famille (droits des familles, aide aux démarches juridiques, etc.), de chaque prisonnier (réinsertion à la sortie, aide pour trouver un emploi, etc.).
4/ MISE EN PLACE DES MOYENS DE FONCTIONNEMENT :
Pour des raisons évidentes, la Commission et l’Associu doivent être en mesure de fonctionner le plus rapidement possible.
Au vu de l’ampleur du travail (par exemple la charte, le collectif d’avocat, le nom de l’Associu, les aides, etc.), il est urgent de mettre en place, à l’initiative de la Commission Anti Répressive, une Assemblée Générale (souveraine et décisionnelle) à laquelle pourront être présents et voter tous les militants de Corsica Libera qui le désirent.
IV. CONTRE-POUVOIRS ET MOYENS DE LUTTE
1/ CONTRE-POUVOIRS :
Les contre-pouvoirs mis en place dans les années 80, sont le résultat d’une politique volontariste du mouvement de libération nationale. Leur constitution s’inscrivait dans le cadre de la lutte de masse et de la lutte institutionnelle et leur philosophie découlaient les principes d’originalité, de complémentarité et de solidarité.
Depuis, la situation a changé, et l’on ne pourrait raisonnablement occulter les évolutions internes au mouvement national, celles de la Corse, celles des différentes luttes de libération nationale de par le monde et les changements qu’ont connu l’Europe et le monde qui nous entoure.
Tenant compte de ces évolutions, nous pensons préférable de parler, non plus de contre-pouvoirs mais de structures de prise de pouvoir, Corsica Libera devant les soutenir, les accompagner en vue d’une stratégie commune de prise de pouvoir.
Pour bien appréhender la réalité des structures et en tirer les grandes lignes directrices qui serviront l’élaboration de la politique de Corsica Libera et de ses militants vis-à-vis de d’elles, il faut analyser leurs évolutions depuis leur mise en place dans les années 80, et tenir compte de leurs spécificités et de leur représentation, aujourd’hui.
Nous devons:
Soit partir de l’existant pour les structures ayant survécu aux diverses recompositions du mouvement nationaliste (expériences, réalités du terrain, adaptations en fonction du secteur à organiser…)
Soit les mettre en place dans certains secteurs de la société corse, lorsqu’elles n’existent pas ou qu’elles ont disparu.
De ce constat-bilan, découlent deux attitudes :
soit influer directement et globalement sur leur ligne et sur leur stratégie, sans les différencier entre elles, en partant du fond et de la ligne politique de Corsica Libera. Mais cela nous semble difficile du fait des évolutions depuis les années 80.
Soit adopter une approche plus pragmatique permettant de mieux appréhender leur réalité et leur vécu, en y adaptant notre discours et notre intervention politique et militante par une stratégie au cas par cas.
L’état de chaque structure et de chaque secteur à organiser :
Les artisans, commerçants, pêcheurs, travailleurs indépendants… le mouvement doit s’atteler à la mise en chantier d’une fédération, avec des secteurs regroupés en collèges, qui accepterait le principe de la double appartenance, permettant aux adhérents, pour des raisons pratiques et matérielles, d’avoir une autre carte dans les diverses structures non nationalistes.
Cette fédération agira dans le sens des objectifs politiques fixés par Corsica Libera dans la motion de refondation. Elle bénéficiera de la totalité des moyens techniques (médias, locaux, etc.) et organisationnels du mouvement (sections, rughjoni, ghjunta, cunsulta, esecutivu) et du soutien de l’ensemble des militants.
Chaque collège se déterminera librement pour son mode de fonctionnement interne ainsi que pour l’adhésion tactique à d’autres syndicats.
Corsica Libera prendra l’initiative de la tenue de réunions consacrées aux problèmes de chaque filière économique avec tout les acteurs de ces filières qu’elle que soit leur appartenance syndicale actuelle dès lors qu’ils sont militants de Corsica Libera.
Le secteur de l’agriculture serait inclus dans un collège faisant partie de cette fédération. En attendant, le mouvement prendra rapidement l’initiative de la tenue d’une réunion consacrée aux problèmes agricoles avec tous les agriculteurs, quelle que soit leur appartenance syndicale actuelle, dès lors qu’ils se considèrent comme militants de Corsica Libera.
Les étudiants: La présence de deux syndicats, (voir trois avec la CSC) se situant près de notre démarche pose problème au-delà de l’indépendance syndicale qui ne doit pas signifier apolitisme. L’exemple de l’unité de la jeunesse est important.
S’il faut aller doucement, le mouvement émet le souhait de s’orienter vers une structure politique de jeunes nationalistes sur toute la Corse, université comprise, et d’un syndicat étudiant sur le campus, travaillant avec Corsica Libera. A noter que la jeunesse étant à un stade évolutif, l’institution d’une limite d’âge au sein de cette structure politique de jeunes, à l’instar de ce qui se fait en Irlande et au Pays basque, est souhaitée (25 ans).
Au plan lycéen, le mouvement souhaité la remise en route de l’Associu di i Liceani Corsi dans tous les lycées et collèges de l’île.
L’APC, dont l’objectif principal est la mise en place d’un système éducatif fondé sur les intérêts culturels et économiques du peuple corse. Le mouvement salue le travail de cette structure, dont la progression se poursuit. Il s’avère néanmoins nécessaire d’inciter tous les nationalistes, dont beaucoup ne perçoivent pas toujours l’importance de ce secteur, à s’y investir et à soutenir ses activités électorales, dans les institutions ou sur le terrain.
Associations de soutien aux prisonniers: le mouvement prend acte des débats en cours et de l’évolution positive vers une unité des structures, de l’action de soutien et de solidarité envers les emprisonnés et les familles.
STC: Le mouvement, saluant la progression de son implantation et de sa représentativité, souhaite une plus grande implication des militants salariés, membres de Corsica Libera.
Nos militants et sympathisants doivent s’y investir pour peser par leur présence, leur implication syndicale et leurs prises de responsabilités au sein du syndicat. Ils doivent renforcer sa présence quotidienne sur le terrain des luttes dans le monde du travail (corsisation et emplois, pouvoir d’achat, précarité, formation, lutte contre l’administration française et les trusts financiers) dans les mois et les années à venir pour renforcer la ligne de la lutte de libération nationale et sociale au sein du syndicat et la lutte d’ensemble du peuple corse.
2/ MOYENS DE LUTTE :
Par rapport aux moyens de lutte, la lutte de masse et la lutte institutionnelle ne posant pas de problème particulier, étant naturellement des domaines d’intervention du mouvement, le débat se situe par rapport à d’autres moyens de lutte dépassant le cadre d’intervention de Corsica Libera.
Au-delà du débat « solidarité conditionnelle-inconditionnelle », le mouvement réaffirme sa solidarité avec toutes les formes de résistance du peuple corse, en refusant une quelconque condamnation des moyens d’action d’autres patriotes.
Le mouvement se donnera les moyens d’un discours public plus libre, « qui respire un peu », pour une meilleure occupation du terrain, sans se laisser enfermer dans le débat récurrent de la condamnation de la violence politique, dont la responsabilité incombe au système politique français et à sa politique de négation des droits des Corses.
Au plan international, le mouvement se dotera d’une structure interne à ses instances pour diligenter une action de sensibilisation et d’information de l’actualité dans l’île et de la Question corse au sein des mouvements, partis, associations, syndicats, organisations non gouvernementales et structures et organismes internationaux avec lesquels elle pourrait entrer en contact ou tisserait des liens.
V. DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE
Cette motion rend compte des travaux actuellement en cours au sein de la « commission développement » de Corsica Libera. Elle présente les idées dégagées dès à présent afin qu’elles soient débattues et arrêtées, ce qui permettra de poursuivre l’élaboration du projet économique, social et culturel de notre mouvement.
La commission propose – outre l’état des lieux et l’affirmation de nos grandes orientations – la réalisation d’un projet « à deux vitesses » :
- La première partie (Pruposte per Oghje) concernera les propositions de Corsica Libera pouvant être mises en pratique dès à présent, dans le cadre juridique et administratif français. Elles constituent en ce sens des revendications transitoires.
- La seconde partie (Pruposte per Dumane) constituera un véritable projet de souveraineté pleine et entière, d’indépendance nationale.
Bien entendu, les propositions formulées pour la période transitoire l’étant par des indépendantistes, elles visent à répondre aux besoins d’aujourd’hui tout en préparant la phase d’indépendance. Par exemple, notre proposition de « citoyenneté » corse vise dès à présent à aménager le droit actuel (elle permet de traiter des problèmes actuels majeurs comme la question foncière ou celle des emplois). Mais elle constitue également l’embryon de « nationalité » corse dont la mise en œuvre sera attachée à l’avènement de l’indépendance nationale.
1/ ETAT DES LIEUX :
Depuis un siècle, la triste originalité de la Corse par rapport aux autres îles méditerranéennes est constituée par une baisse démographique : « saignée » de la guerre de 14-18, exode des Corses d’origine… En sens inverse, des populations extérieures se sont massivement installées dans l’île et cette tendance s’aggrave aujourd’hui considérablement.
Depuis son annexion brutale par la France, la Corse a progressivement perdu ses liens traditionnels avec son environnement naturel méditerranéen. Ses relations ont été méthodiquement et exclusivement orientées vers la France par la création délibérée de liens de dépendance.
L’économie de notre pays a été dévastée à travers des choix déterminés par Paris, qui ont conduit à la destruction de notre agriculture et à l’adoption d’un tourisme de masse. Seule la lutte nationale et les sacrifices consentis ont permis de limiter quelque peu les effets funestes de cette politique française.
Les dispositifs juridiques et financiers appliqués par Paris à la Corse ont toujours visé à briser toute velléité de développement : lois douanières du XIXe siècle, « continuité territoriale », destruction de nos particularités fiscales, détournement de notre épargne locale par le système bancaire…
En outre, la France a toujours négligé les intérêts corses lors des négociations avec les autorités communautaires. Mieux encore : c’est par une « erreur » de l’INSEE que la Corse a été exclue de l’objectif n°1 !
Enfin, le déracinement systématique de notre langue – et donc de notre culture – par l’Administration française, s’inscrit dans la même volonté d’empêcher tout développement respectueux de notre identité.
Le diagnostic est sombre : la politique française a ruiné notre peuple, nous en sommes aujourd’hui au stade terminal d’une maladie dont le remède avait déjà été décidé par les représentants de notre peuple dès 1794 : la rupture avec la France.
Notre choix est donc, sans ambiguïté, celui de l’indépendance nationale. Toutes nos revendications, y compris les plus immédiates tendent vers cet objectif. Toutes nos forces doivent être mises en œuvre pour l’atteindre.
2/ NOS GRANDES ORIENTATIONS EN MATIERE DE DEVELOPPEMENT :
La crise actuelle a permis de révéler à la fois l’injustice et la fragilité du système international actuel, ainsi que l’échec du néo-libéralisme. Cette réalité, qui ne peut désormais échapper à personne, impose à tous les peuples de la terre d’explorer de nouvelles voies. Celles qui ont été tracées dans les années 90 à travers l’« Agenda 21 » (« développement durable ») sont certainement les bonnes. Le problème est que l’affirmation de ces principes a été utilisée comme un alibi et qu’elle n’a jamais été réellement suivie d’effets. Le comble de la duplicité est atteinte dans notre pays où un plan baptisé « plan d’aménagement et de développement durable » (PADDUC) est sous tendu par une philosophie diamétralement opposée au concept de développement durable.
Corsica Libera adhère pleinement aux principes énoncés à travers l’Agenda 21 et préconise, dans cet esprit, un développement fondé sur la valorisation de notre environnement et de notre identité.
Corsica Libera récuse la suprématie du « tout marché » et se prononce pour la régulation économique et la lutte contre les inégalités. Elle s’inscrit dans un projet où prévalent la justice sociale, la solidarité, le droit de chacun au travail, au logement, et à une meilleure qualité de vie.
Le partage des richesses ne doit pas être uniquement conçu – c’est malheureusement le cas aujourd’hui, y compris pour les syndicats français – comme le résultat d’une timide redistribution en direction des laissés pour compte de la vie professionnelle. Il convient également de partager la capacité à contribuer à la création de richesses. Dans cette perspective, la corsisation des emplois demeure une priorité absolue.
3/ E PRUPOSTE PER OGHJE :
Le Conseil exécutif de la CTC a rendu public son projet de PADDUC, auquel le mouvement national a déclaré sa totale hostilité.
Le groupe indépendantiste à l’Assemblée de Corse a par ailleurs produit le seul document alternatif au PADDUC (Avant projet « Corsica 21 », le contre-PADDUC). Cette contribution des élus au projet de Corsica Libera a vocation à être enrichi par les travaux devant se poursuivre au sein de la « commission développement ».
La stratégie alternative :
Précisons dès l’abord que nous ne préconisons pas pour notre part la décroissance économique, qui ne permettrait pas de lutter contre la pauvreté qui s’installe, en Corse comme ailleurs. Cette décroissance, prônée de la même façon pour les pays ultra développés et ceux qui, comme le nôtre, manquent de richesses produites, n’aurait pas plus de sens que le dogme de la croissance pour la croissance. Par ailleurs, toutes les formes de production ne provoquent pas les mêmes dégâts sociaux, sociétaux et écologiques : au sein du PIB, la croissance des activités de services n’a pas les mêmes conséquences écologiques que celles de l’industrie, et au sein même de cette dernière il convient d’opérer des distinctions entre les différentes formes existantes. Le développement durable doit sans aucun doute être considéré sous l’angle exclusif du mieux-être humain (travail, logement, santé, accès à la culture…) et donc être déconnecté de la croissance qui peut être, selon les cas, nécessaire ou nocive.
L’alternative que nous proposons (Cf. « avant-projet Corsica 21 ») peut être ainsi résumée:
La stratégie :
Un développement durable et solidaire fondé sur l’identité et l’environnement
Les moyens juridiques de cette stratégie :
- Citoyenneté corse
- Evolution statutaire
Les moyens financiers de cette stratégie :
- Mobilisation de l’épargne corse, aujourd’hui détournée à l’étranger par le système bancaire
- Code des investissements, comprenant un volet incitatif pour attirer certains investissements extérieurs allant dans le sens de nos intérêts collectifs
- Fiscalité spécifique
Cette stratégie, par la complémentarité et l’équilibre qu’elle réaliserait entre les différents secteurs d’activités, serait de nature à enrichir notre pays considérablement, notamment en augmentant sensiblement la part de la production corse dans la consommation en Corse (consommation des résidents et des touristes) et en favorisant les exportations.
4/ E PRUPOSTE PER DUMANE, L’INDIPENDENZA NAZIUNALE :
Il s’agit de la deuxième partie du projet : celle qui devra être mise en œuvre à travers l’indépendance nationale. Il s’agit ici d’approfondir et de renforcer les choix stratégiques précédemment exposés.
Quelques mensonges à dénoncer :
Il convient dès l’abord de rejeter l’argumentation spécieuse de Paris, en combattant certaines idées reçues assénées par la France et les anti-indépendantistes :
- La question de la démographie. Contrairement à ce que d’aucuns prétendent, une démographie modeste n’est pas un handicap en termes de développement : les cas de petits pays participant à l’Union Européenne (Malte par ex.) en témoignent.
- La question des flux financiers entre la Corse et la France. Non, la Corse n’est pas sous perfusion et elle ne vit pas de la bienveillance parisienne. La démonstration en a d’ailleurs été faite par les indépendantistes, chiffres à l’appui, dès la fin des années 1990.
Sur ces sujets, il est important de doter la Corse d’un instrument statistique indépendant, les services de l’Etat français se livrant à cet égard à une véritable désinformation.
Nos atouts :
Une épargne forte, actuellement détournée de l’île (10 milliards d’euros).
Une diaspora importante, souvent relativement aisée et pourvue de compétences multiples à mettre au service de la Corse.
Un environnement exceptionnel et préservé (grâce à la lutte nationale de ces dernières décennies).
Une grande richesse en eau que nous envient tous nos voisins du bassin méditerranéen.
Une culture forte et originale représentant aussi une richesse économique.
Des pistes de développement :
Accroître notre production agricole, dans le respect de la qualité des produits. Cette orientation est d’ailleurs en phase avec l’évolution de la demande au niveau mondial.
Rechercher la typicité des produits, afin qu’ils puissent échapper à la concurrence extérieure (économie identitaire).
Contraindre la grande distribution à prendre en compte les intérêts des producteurs et consommateurs corses.
En matière touristique, privilégier la qualité par rapport à des activités de masse, destructrices de l’environnement, de moins en moins rentables et qui risquent d’être, dans l’avenir, fortement impactées par le coût de l’énergie et donc des transports.
Promouvoir l’économie du savoir, qui n’exige pas de matières premières et qui, grâce aux nouvelles technologies, s’affranchit des contraintes liées aux transports.
Valoriser notre patrimoine naturel, notre langue et notre culture nationales, à travers une démarche d’ouverture à l’égard de notre environnement européen et méditerranéen.
Bien entendu, de telles orientations ne pourront être valablement mises en oeuvre sans une réappropriation de ses moyens de production et d’échanges par le peuple corse et leur nécessaire maîtrise sur les plans juridiques, fiscaux et financier, ce qui doit nous conduire à nous opposer au système français en Corse, aux sociétés multinationales ainsi qu’à tous les monopoles, qui s’emparent actuellement de secteurs stratégiques.
Le Congrès de Corsica Libera donne mandat à la « Commission développement » pour poursuivre le travail engagé sur les bases précédemment exposées. La Commission rendra compte régulièrement aux instances de Corsica Libera de l’état de ses travaux.
VI. PEUPLE CORSE ET IMMIGRATIONS
1/ PREAMBULE :
Le Peuple corse est une communauté nationale, historique, culturelle, intégrative, qui constitue la seule communauté légitime en Corse. Depuis des siècles, le Peuple corse a su intégrer des individus sans communautarisme. Chaque individu peut, par ses pratiques de vie, trouver sa place au sein du Peuple corse. Rien ne s’est opposé jusqu’à présent à des immigrations modérées.
Cependant à ce jour, le peuple corse non-reconnu et sans les moyens politiques, culturels, économiques et sociaux pour intégrer les flux importants d’arrivants, est en voie de minorisation sur sa terre. Il peut donc très difficilement rester le modèle social et culturel de référence pour une éventuelle intégration de tout ou partie de ces populations. Sa langue n’est pas officielle, il n’a pas de pouvoir législatif. La pyramide des âges le met aussi en situation difficile.
Les Corses subissent une discrimination antidémocratique, sachant que le peuple corse a été reconnu par le vote de 1988 de l’Assemblée de corse. Dans un autre contexte, si nous maîtrisions notre destinée, les immigrations seraient un apport enrichissant ; mais au regard de notre démographie et de notre non-reconnaissance, la situation actuelle est problématique.
Les flux d’immigrations augmentent fortement comme l’indiquent les récentes données démographiques concernant la Corse. On peut distinguer principalement :
Des arrivants qui s’inscrivent dans une stratégie de contrôle de l’Etat ou de forces économiques prédatrices avec des cadres français dans le public comme dans le privé.
Des arrivants dans le cadre de l’économie de résidences intermittentes, ou définitives avec des retraités européens, dont beaucoup de nantis (“séniorisation”).
Des arrivants venus de pays européens dont la France ; et principalement, dans le cadre du déséquilibre nord/sud, venus de pays de la rive sud de la méditerranée ou transitant par la France. Ils viennent, ou sont issus de familles venues essentiellement pour raison économique, pour accéder à un niveau de vie plus élevé.
2/ COMMUNAUTE INTERNATIONALE :
La Communauté internationale met régulièrement la France à l’index pour sa discrimination et sa réfutation du peuple Corse.
L’ONU. Le Conseil économique et social des NATIONS UNIES, lors de la 40ème session du Comité des droits économiques, sociaux et culturels des 28 avril et 16 mai 2008 a notamment indiqué à la France sa préoccupation sur “l’absence de reconnaissance officielle des minorités sur le territoire de l’Etat-partie” ainsi que sur “l’absence de reconnaissance ou de statut officiel qui a contribué, selon les informations reçues, à la diminution constante du nombre de locuteurs des langues régionales et minoritaires”. (Partie D point 29 et 30 du rapport) (…)
Le Conseil de l’Europe. Le 15 février 2006, le rapport de M. Alvaro Gil-Robles, commissaire du Conseil de l’Europe aux droits de l’homme, sur « le respect effectif des droits de l’homme en France », suite à sa visite du 5 au 21 septembre 2005, appelle le gouvernement français à ratifier la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires et à signer la Convention Cadre pour la protection des Minorités Nationales. .
Un règlement politique suppose donc notre reconnaissance en tant que peuple. C’est une revendication naturelle et incontournable conforme au droit international.
3/ NOUVEAUX ARRIVANTS :
Concernant les relations avec les nouveaux arrivants, il est exact que l’hospitalité est une valeur fondatrice du peuple corse, mais elle perd tout son sens compte tenu de l’aspect massif des immigrations et de notre non-reconnaissance. L’appareil de communication de l’Etat utilise cette tradition pour donner mauvaise conscience aux Corses et développer des accusations de racisme ou de xénophobie.
Nous commençons à ressentir la formation d’une Corse multiculturelle et « intercommunautaire » avec conflit ou défiance entre des “communautés”. Un certain nombre de “faits-divers” le démontre. Nous constatons aussi l’échec du modèle français d’intégration qui est une fausse main tendue, à retardement, alors que les phénomènes communautaristes se sont mis en place avec des communautés figées sur leurs particularités et leurs pratiques culturelles, tout en ayant aussi des difficultés d’identification chez les jeunes issus des diverses immigrations.
Nous assistons parallèlement à des phénomènes de paupérisation, de discrimination, d’exploitation de la misère et de ghettoïsation dont l’Etat, certains politiciens et des profiteurs de tout acabit sont les principaux responsables. Cette politique d’immigration massive est revendiquée par l’Etat et par certains acteurs ou lobbies, notamment pour de prétendues raisons économiques de taille critique. Mais en fait, l’Etat se sert de l’immigration et maintient notre non-reconnaissance afin de se doter d’un corps électoral sur mesure.
L’Etat veut régler le problème national corse par la démographie.
Au total, l’universalisme exacerbé et le républicanisme français sont les deux courants idéologiques normalisateurs qui ne voient dans les identités que du folklore et qui se rejoignent pour nier l’existence politique du peuple corse. Ils veulent sa disparition, en tant qu’entité consciente d’elle-même, pour n’avoir ici que des «habitants de la Corse», livrés aux valeurs marchandes.
4/ CITOYENNETE CORSE :
Afin de contrecarrer ces funestes évolutions, nous affirmons que comme tous les peuples du monde, le Peuple corse doit avoir la maîtrise de sa politique migratoire. On doit lui donner les moyens d’accueillir dignement, et d’intégrer ceux qui veulent bâtir un avenir commun. Pour ce faire, nous proposons notamment l’institution d’une citoyenneté corse comme cela existe déjà en Kanaky , ou dans une région d’Europe comme les îles Åland.
C’est un cadre compatible avec les droits français et européen actuels et avec notre vision d’indépendance : la citoyenneté corse se transformant alors en nationalité corse. Les critères de nationalité dits de la Cunsulta Naziunale démontrent, tout naturellement, que nous sommes une communauté historique et culturelle vivante)[1] comme tous les autres peuples. La citoyenneté est proposée à toute personne qui a 10 ans de résidence continue en Corse, et qui déclare “faire sienne la langue corse et les valeurs historiques culturelles du peuple corse”.[2]
Toute société multiculturelle généralisée aurait pour conséquence de condamner le peuple corse. La corsophonie doit être considérée comme un vecteur d’intégration fondamental et irremplaçable. La langue est ce qui permet le mieux de fixer un tronc commun. C’est pourquoi nous sommes pour un statut d’officialité pour la langue corse comme le préconise un rapport scientifique commandé récemment par l’Assemblée de Corse.
Les valeurs culturelles fondatrices du peuple corse ouvertes sur la modernité et le monde doivent se transmettre et cimenter le plus grand nombre pour éviter en Corse toute société multiculturelle conflictuelle.
La question de la survie du peuple corse est posée plus que jamais.
Corsica Libera réaffirme ainsi que le peuple corse, communauté vivante, constitue la seule communauté de droit sur sa terre. L’importance des immigrations multiformes actuelles le met en danger car le peuple corse n’est toujours pas reconnu, sa langue n’est pas officielle, et il ne peut être le cadre de référence pour une éventuelle intégration des arrivants.
Nous affirmons notre défiance envers toute mise en place de phénomènes communautaristes et réclamons la maîtrise des immigrations par le peuple corse, à sa convenance.
Nous réaffirmons notre double revendication de reconnaissance du peuple corse et d’une citoyenneté corse. Cette dernière permet d’établir : le corps électoral, le droit à l’accession à la propriété, à certains emplois et à certaines activités, le droit d’installation pour les migrants (confié à la Collectivité corse comme cela se fait en Catalogne avec son statut de 2006). Cette citoyenneté est à même de garantir la pérennité du peuple corse. Il s’agit selon nous d’une projection graduelle de ré-acquisition basée sur deux temps : la citoyenneté corse pour aujourd’hui, devenant la nationalité corse au terme d’un processus de libre détermination pour l’indépendance.
Corsica libera s’adresse publiquement et clairement à ceux qui rentrent dans les critères de la citoyenneté corse. Nous leur demandons de considérer qu’ici ce n’est pas la France, c’est la Corse et qu’il y a un peuple qui lutte pour sa reconnaissance. Nous leur offrons en échange de cette prise en considération d’intégrer le peuple corse.”
[1] Formulation de la motion votée par l’assemblée de Corse de 1988 reconnaissant le peuple corse.
[2] Formulation de la cunsulta naziunale
CUNGRESSU DI A RIFUNDAZIONI
PRIMU DI FARRAGHJU DI U 2009
CORTI

MOTIONS ADOPTEES LORS DU CONGRES
I. DECLARATION DE PRINCIPE
II. STRUCTURATION
- Dispositions générales.
- Les militants.
- A Cunsulta.
- Les sections.
- A Ghjunta.
- L’Esecutivu.
III. ANTIREPRESSIF
- Préambule.
- Mise en place au sein de l’Esecutivu de Corsica Libera d’une Comission Anti Répréssive.
- Création d’une Association loi 1901.
- Mise en place des moyens de fonctionnement.
IV. CONTRE-POUVOIRS ET MOYENS DE LUTTE
- Contre-pouvoirs.
- Moyens de lutte.
V. DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE
- Etat des lieux.
- Nos grandes orientations en matière de développement.
- E pruposte per oghje.
- E pruposte per dumane, l’indipendenza naziunale.
VI. PEUPLE CORSE ET IMMIGRATIONS
- Préambule.
- Communauté internationale.
- Nouveaux arrivants.
- Citoyenneté Corse.
I. DECLARATION DE PRINCIPE
Accord du 28 mai 2008 :
Devant la situation de crise sans précédent que subit la Corse et en vue d’y faire face, les forces patriotiques s’engagent dans un processus de refondation autour d’un projet novateur au service du peuple corse.
L’objectif est de donner par étapes à la Corse un statut de nation indépendante dans le cadre européen, à l’égal de ce qu’ont déjà obtenu d’autres îles comme Malte ou Chypre.
- Dans cette perspective, les forces patriotiques entendent développer leur action politique autour de leurs valeurs fondamentales, dont les principales sont :
1. La promotion des droits historiques du Peuple Corse.
2. La protection et le développement de notre patrimoine inaliénable – terre, langue culture – gravement menacé après plus de deux siècles d’oppression française aujourd’hui renforcée par une agression mondialisée.
3. Le respect de la justice sociale à travers un développement économique performant et maîtrisé.
4. Le respect des équilibres écologiques.
5. La solidarité à l’égard de toutes les formes de lutte et avec l’ensemble des prisonniers politiques.
II. STRUCTURATION
1. DISPOSITIONS GENERALES :
Le siège du mouvement est fixé à CORTI.
Les documents officiels du mouvement sont rédigés en Corse et en français.
Dans la mesure du possible, notre langue devra être utilisée lors des débats.
La mutualisation des moyens appartenant aux anciennes structures aujourd’hui refondées, est prononcée (locaux, etc.), leurs moyens de communications (journaux, radio, sites web) deviennent des organes liés à Corsica Libara
L’ensemble des prisonniers pris en compte par le mouvement, sont membres de droit de Corsica Libara
A ce titre, comme chaque militant, ils participent à la réflexion politique de l’organisation, et peuvent adresser des contributions à l’exécutif ou à tout autre instance de leur choix.
- Répartition des responsabilités politiques :
Le principe du non cumul des fonctions entre élus territoriaux ou syndicaux et porte paroles du mouvement doit être atteint à terme
Aussi les élus territoriaux seront membres de droit de l’exécutif sans disposer du droit de vote, et nous devrons nous attacher à trouver un équilibre dans les prises de parole en fonction des situations et des thèmes évoqués.
- Représentation des sensibilités politiques :
Corsica Libera est la matérialisation structurelle de la refondation, elle regroupe des patriotes au sein d’un mouvement unifié, rénové et pluraliste, qui doit organiser et structurer les débats en son sein.
Le débat est instauré dans toutes les instances du mouvement, y compris à l’exécutif, privilégiant ainsi les échanges et contributions internes
La représentation des tendances d’idées, lorsqu’elles se manifestent, devra être matérialisée par une motion politique d’orientation générale présentée par une liste de militants susceptibles de la mettre en œuvre au sein de l’exécutif du mouvement.
2. LES MILITANTS :
L’adhésion est formalisée et acceptée par la section. Le versement régulier au trésorier national d’une cotisation de 15 euros par mois (20 euros pour les couples et 5 Euros pour les moins de 25 ans) dont 30 % sont reversés aux médias de Corsica Libera (abonnement de soutien au Ribombu compris), entérine l’adhésion et conditionne le droit de vote au sein des instances du mouvement.
Des critères sociaux devront être pris en compte dans la fixation des cotisations, après avis du trésorier national.
- Cotisations Critères sociaux:
Pour tout militant ou famille faisant état de difficultés pour s’acquitter de façon durable ou provisoire de sa cotisation, le secrétaire de la section introduit une demande motivée au trésorier visant à la minorer ou à la suspendre, pour une période donnée.
Les militants concernés sont considérés à jour de leurs cotisations et participent aux votes, si la demande intervient au moins 2 mois francs avant une AG ou toute autre décision impliquant leur vote.
Le Trésorier National notifie tous les ans à chaque section la liste des militants autorisés à voter dans les différentes instances du mouvement.
La participation régulière en section et lors des actions du mouvement est demandée aux militants.
Chaque militant s’engage à propager les idées du mouvement, notamment les principes fondateurs en 5 points de Mai 2008; et à inciter de nouveaux corses à œuvrer au développement et à la concrétisation des objectifs du mouvement.
Un militant qui aurait un comportement contraire aux valeurs portées par le mouvement peut être exclu sur décision de la ghjunta, après avis de la commission des conflits.
Le nouveau militant prend part entière aux travaux des Sections, Cunsulta, Ghjunta, et autres séminaires, il participe aux actions sur le terrain et suit la politique décidée par le mouvement.
Le droit de vote lui est acquis après 3 mois successifs dans la même Section, le droit de se porter candidat aux instances du mouvement au bout de 1 an.
3. A CUNSULTA (ASSEMBLEE GENERALE) :
La Cunsulta est l’assemblée décisionnelle du mouvement, elle est souveraine. Elle détermine la politique de Corsica Libara.
Le vote se fait à la majorité simple.
La Cunsulta se réunit tous les ans, en Septembre lors de la rentrée politique et médiatique.
Elle est composée des militants à jour de leur cotisation, qui seuls ont le droit de vote. Le retard de cotisation supérieur à deux mois ne peut dans le mois précédant l’AG, faire l’objet d’une régularisation donnant droit de vote.
Une Cunsulta extraordinaire peut être convoquée dans un délai de quinze jours, en cas d’urgence, par l’exécutif ou à la demande de la majorité des membres de la ghjunta.
L’exécutif est élu par la Cunsulta une fois tous les deux ans. Celle-ci s’exprime également les années intermédiaires afin de valider (ou pas) la reconduction de l’exécutif.
Les candidats aux élections territoriales sont désignés par la Cunsulta par un vote à bulletin secret.
La Cunsulta peut modifier les dispositions des présents statuts par un vote des 2/3 des militants.
4. LES SECTIONS :
La section est la base de la vie du mouvement où se rassemblent des militants d’un même territoire.
Elle doit se donner les moyens d’irriguer les débats du mouvement sur toute la microrégion.
Elle travaille à l’implantation et au développement du mouvement dans chaque pieve, ville et village de son espace géographique. Elle rend régulièrement des comptes à la ghjunta.
Une section peut être créée sur demande motivée d’au moins 5 militants représentant un secteur géographique déterminé.
La création des sections ainsi que leurs limites géographiques sont soumises au vote de la ghjunta. Les sections peuvent être redéfinies en fonction de leur vie réelle et de la remontée des cotisations. Elles peuvent à l’occasion se regrouper entre elles selon des critères de proximité.
Des sections à l’étranger sont possibles, notamment en France.
Dans le cadre des principes généraux fixés par la Cunsulta, la section est pleinement compétente pour les questions locales, excepté en matière d’investitures électorales, celles-ci devant être validées par la ghjunta.
La communication externe de la section devra respecter ces dispositions.
Les cotisations de base sont versées directement au trésorier national.
Les locaux des sections AIACCIU, BASTIA et PORTI VECCHJU sont des locaux nationaux. Leurs loyers ainsi que les dépenses de fonctionnement sont pris en compte par le mouvement.
Néanmoins, toute section peut bénéficier, après accord du trésorier national, d’une dérogation structurelle quant à la gestion pleine et entière de son local (prise en charge régionale).
Corti, siège du mouvement, capitale historique de la Corse, ville universitaire et culturelle, est dotée d’un local national, après évaluation des disponibilités financières.
Chaque section organise son propre fonctionnement et se charge de la formation politique de ses militants.
La section est animée par 2 secrétaires élus en son sein qui se répartissent le travail d’animation politique, la mise en place des actions, la diffusion de l’information, la représentation de la section à la ghjunta, les tâches d’organisation (adhésion et tenue à jour de la liste des militants…).
Les réunions de section ont lieu au minimum une fois par mois dans le rural et une fois par quinzaine dans les villes. Les sections définissent librement leur mode de fonctionnement.
Chaque section est représentée à la ghjunta par des délégués permanents à raison de 1 pour 5 militants Des suppléants permanents peuvent être désignés.
5. A GHJUNTA (COORDINATION) :
C’est l’organe de décision légitime du mouvement entre chaque Cunsulta. La ghjunta contrôle l’exécutif et veille à la mise en place de la politique décidée en Cunsulta. Dans ce cadre, elle valide et arrête le travail des commissions.
Composition de la Ghjunta :
Elle est composée :
des délégués des Sections (soit 1 délégué pour 5 militants)
de représentants des microrégions où n’existent pas de sections, qui pourront alors être désignés par les sections les plus proches sur leur quota de délégués.
Fonctionnement de la Ghjunta :
- La ghjunta se réunit tous les deux mois.
- La ghjunta élit en son sein un bureau composé d’un président et deux vice-présidents.
- Le bureau est chargé d’élaborer et de diffuser 15 jours à l‘avance, l’ordre du jour en concertation avec l’exécutif et les secrétaires des sections
- Le bureau est chargé de convoquer les délégués, d’établir et de diffuser le compte-rendu des réunions.
- La ghjunta établit son propre règlement intérieur.
- En début de réunion, l’exécutif présente son bilan. Ses membres participent aux débats mais ne prennent pas part aux votes
- En cas d’urgence, la ghjunta peut être convoquée sur demande de l’exécutif ou de la majorité des délégués
- En cas de vote de défiance à l’encontre de l’exécutif, une nouvelle Cunsulta est organisée dans le délai d’un mois.
- Le quorum requis pour la validité des réunions est de la moitié des membres.
- Trois absences consécutives non motivées d’un délégué entraînent son remplacement.
- La ghjunta tranche les conflits éventuels sur un rapport établi par la commission des conflits constituée ponctuellement par 7 délégués tirés au sort.
- Elus pour 2 ans, l’ensemble des membres de la ghjunta sont renouvelés dans le mois qui suit une Cunsulta ordinaire
- En cas d’imprécision ou d’absence de règle prévues par les présents statuts, la ghjunta est compétente pour dégager les dispositions applicables sanctionnées par un vote ayant obtenu la majorité des suffrages exprimés.
6. L’ESECUTIVU (EXECUTIF) :
Il est désigné par le vote des militants en Cunsulta.
Il est chargé de mettre en œuvre la politique du mouvement définie par la Cunsulta.
Dans ce cadre, il impulse et anime l’activité du mouvement.
L’exécutif est responsable de l’organisation des commissions, des séminaires etc.
Il décide des actions à mener d’un point de vue tactique et est responsable de la communication interne et externe du mouvement.
Il désigne un trésorier national chargé du recouvrement des cotisations
Il désigne également les responsables de la Commission anti-répression selon les modalités définies par la motion Anti Répression.
L’exécutif est composé de 21 membres.
Afin d’assurer un travail collégial, régulier et efficace, il répartit les responsabilités en son sein, en fonction de ses priorités
Les élus territoriaux, sont membres de droit de l’exécutif de Corsica Libera, ils ne disposent pas du droit de vote.
En cas de vacance d’un membre de l’exécutif, le poste est pourvu par le suivant direct sur la liste de candidats sur laquelle il a été élu.
Modalités d’élection des membres de l’Esecutivu :
La règle de la représentation proportionnelle au plus fort reste s’applique à l’élection des membres de l’exécutif.
Les membres de l’exécutif sont élus au scrutin de liste à deux tours avec dépôt de listes complètes associées à une motion, comportant autant de noms que de sièges à pourvoir, sans adjonction ni suppression de noms et sans modification de l’ordre de présentation.
Seuls les motions d’orientation générale et les projets politiques à visée stratégique proposés au mouvement, ouvrent le droit à la représentation.
Les amendements, contributions et autres textes particuliers ne sont pas pris en compte dans la mise en œuvre de la représentation proportionnelle.
- Déclaration des candidatures :
La liste des candidats doit être déposée au bureau organisateur de la Cunsulta, en même temps que la motion d’orientation qu’elle soutient.
- Organisation du premier tour :
Au premier tour de scrutin, il est attribué une prime de trois sièges à la liste qui a obtenu la majorité absolue des suffrages exprimés. Les autres sièges sont répartis entre toutes les listes en présence, à la représentation proportionnelle au plus fort reste.
Les listes qui n’ont pas obtenu au moins 10 % des suffrages exprimés ne sont pas admises à la répartition des sièges.
Si aucune liste n’a recueilli au premier tour la majorité absolue des suffrages exprimés, il est procédé à un second tour.
- Organisation du second tour :
Seules peuvent se présenter au second tour de scrutin les listes ayant obtenu au premier tour un nombre de suffrages au moins égal à 10% du total des suffrages exprimés.
Les listes ayant obtenu plus de 10% du total des suffrages exprimés peuvent être modifiées dans leur composition pour intégrer des candidats ayant figuré au premier tour sur d’autres listes ayant obtenu au moins, 8% du total des suffrages exprimés, sous réserve que celles-ci ne se maintiennent pas au second tour.
En cas de fusion entre plusieurs listes, l’ordre de présentation des candidats peut être également modifié.
Les candidats ayant figuré sur une même liste au premier tour ne peuvent figurer au second tour que sur une même liste. Le choix de la liste sur laquelle ils seront candidats est notifié au bureau de la Cunsulta par le candidat placé en tête de la liste constituée pour le premier tour.
- Répartition des sièges au second tour :
Il est attribué une prime de trois sièges à la liste qui a obtenu le plus de suffrages. Les autres sièges sont répartis entre toutes les listes en présence, à la représentation proportionnelle au plus fort reste.
Les listes qui n’ont pas obtenu au moins 10 % des suffrages exprimés ne sont pas admises à la répartition des sièges.
Les sièges sont attribués aux candidats dans l’ordre de présentation sur chaque liste.
Si plusieurs listes ont le même reste pour l’attribution du dernier siège, celui-ci revient à la liste qui a obtenu le plus grand nombre de suffrages. En cas d’égalité de suffrages, le siège est attribué au plus âgé des candidats susceptibles d’être proclamés élus.
COMPOSITION DE L’ESECUTIVU
Membres élus par le congrès du 1-2-2009
ACCORSI Jean François
ANTOLINI Jean Philippe
ANTONINI Jacques
ARTILY Brigitte
BENEDETTI Paul Félix
COLOMBANI Jean Pierre
DYKSTRA Gérard
FILIPPUTTI Pierre José
GRIMALDI Josée
LANFRANCHI Jean Marc
MONDOLONI Filippu
PAOLI Pierre
POGGIOLI Pierre
POLI Jean Marie
QUASTANA Paul
SARGENTINI François
SAULI Olivier
SISTI François
SUSINI Maxime
SUSINI Paul Antoine
TOMASI Petru Antò
TRESORIER :
SIMONI Alain
ELUS TERRITORIAUX :
PROSPERI Rosa
SCIARETTI Véronique
TALAMONI Jean Guy
III. ANTIREPRESSIF
1. PREAMBULE :
Le CAR est né de l’alliance de diverses associations de défenses des prisonniers politiques en 1998. Il s’agissait de la mise en commun des moyens techniques et humains de chaque association pour répondre à une grave situation répressive créée par l’Etat français.
C’est pour cela qu’à cette époque c’est un Comité qui a été créé, et non une association.
Il s’agit d’un comité de fait, qui n’a ni président, ni secrétaire, ni trésorier, mais uniquement des porte-paroles et des membres qui sont de fait tous partie prenante, à l’époque, du P.P.I., de C.N.I., de A Chjama per l’Indipendenza, puis de Corsica Viva et de l’Associu per a Suvranità, dont 4 des ces organisations fusionnèrent au sein d’Indipendenza.
En parallèle, afin d’assurer les moyens financiers de soutien aux prisonniers (mandats, frais collectif avocats, etc.) est alors créée une association loi 1901, l’associu Sulidarità (fusion de Patriottu et Fratellenza, elles-mêmes associations loi 1901). Il s’agit d’une association politico-humanitaire.
Politique, car elle ne prend en compte que les prisonniers politiques issus de la L.L.N.
Humanitaire, car elle a pour rôle principal d’apporter une aide financière aux prisonniers et de dénoncer les conditions particulières du traitement policier, judiciaire et pénitentiaire subit par les patriotes incarcérés.
Aujourd’hui, dans le cadre de la constitution de Corsica Libera, il nous semble politiquement incontournable non pas de faire une alliance des différentes associations ou comité de défense des prisonniers politiques mais une véritable fusion de celles-ci.
A la répression tout azimut de l’Etat français, nous nous devons d’opposer un front éminemment politique, fort, uni et performant.
Nous avons – malheureusement devrions nous dire – 10 ans d’expérience au sein du C.A.R. et de l’associu Sulidarità et pour la majorité d’entre nous, bien plus d’années encore.
Nous avons porté au sein du peuple corse un certain nombre de revendications, comme celle du rapprochement familial des prisonniers politiques, revendications qui aujourd’hui sont pleinement comprises et soutenues par la grande majorité du peuple corse.
Nous souhaitons maintenant que le combat antirépressif franchisse un pas supplémentaire dans le domaine politique et humanitaire.
Du fait de la conjoncture politique de ces dernières années, le C.A.R. a, bien malgré lui, « crevé l’écran » médiatique. En effet, la seule politique menée en Corse par l’Etat français, est une politique répressive tout azimut. Aux yeux du peuple corse, de facto, le C.A.R. est apparu comme une des voix incontournable de la lutte contre l’action politique de l’Etat français, escamotant ainsi bien involontairement le rôle politique essentiel du mouvement national dans ce domaine.
Il nous apparaît aujourd’hui primordial, à la faveur d’une recomposition et d’une refondation, de créer une véritable dynamique autour de Corsica Libera, seul espace politique pouvant fédérer l’expression patriotique de tout corse. Seul Corsica Libera peut et doit porter une réponse politique efficace, à la hauteur de l’agression de l’Etat français.
Pour répondre à ce souhait, nous soumettons aujourd’hui au débat et au vote la motion du Comité Anti Répression quand à une forme de structuration pour organiser l’antirépressif de demain.
2. MISE EN PLACE AU SEIN DE L’ESECUTIVU DE CORSICA LIBERA D’UNE COMMISSION ANTIREPRESSIVE :
Nous faisons face aujourd’hui à une répression politique, nous devons lui donner une réponse éminemment politique. Seule Corsica Libera peut porter ce message avec force.
- Rôle de la Commission Anti Répressive :
- Décision sur la prise en compte ou non d’une personne victime de la répression.
- Définition et médiatisation de la lutte politique antirépressive du mouvement national.
- Les attributions de la Commission Anti Répressive :
- Appeler aux rassemblements lors d’interpellations,
- Décider des prises en compte,
- Organiser les manifestations,
- Porter le discours politique de l’antirépressif au plan international (au-delà de l’Assemblée de Corse, auprès des instances politiques internationales en France, à l’Europe, …),
- Elaborer une charte de conduite du prisonnier (conditionnant la prise en compte) et du collectif d’avocats,
- Mettre en place un collectif de prisonniers,
- Porter la revendication du statut du prisonnier politique,
- Obtenir leur libération et l’arrêt des poursuites, – etc.
- Les porte-paroles de la Commission Anti Répressive :
Les porte-paroles de cette commission, suivant de fait la vie politique de Corsica Libera car membres de l’exécutif, auront toute latitude, pour des raisons d’efficacité et de réactivité, pour prendre les décisions nécessaires et urgentes.
3. CREATION D’UNE ASSOCIATION LOI 1901 :
Par la fusion des différentes associations et comité actuels se reconnaissant dans la démarche de la L.L.N. et de la refondation, cette commission antirépressive aura en charge un grand nombre de prisonniers politiques, ce qui nécessitera une augmentation conséquente de l’aide apportée. Il nous faudra fédérer au plus possible le peuple corse autour de se soutien.
Nous proposons de répartir le soutien politico-humanitaire entre la commission antirépressive et une association loi 1901 où tout Corse pourra apporter son soutien.
Après l’interpellation, apporter solidarité et aide aux prisonniers politiques (ou aux mis en examen) et aux familles par :
- Prise en compte et médiatisation de tout les problèmes auxquels prisonniers politiques et familles seront confrontés.
- Se donner les moyens financiers d’aide aux prisonniers politiques qui doivent être prioritaires (mandats, défraiements collectif d’avocats, billets d’avion aux familles pour les procès, etc.).
- Monter des dossiers précis sur la répression (conditions d’interpellations, respects des droits des prisonniers, toutes actions médiatiques, juridiques et administratives afin de garantir leurs droits, etc.).
- Porter ces dossiers techniques auprès des instances internationales, conjointement avec la commission antirépressive.
- Etre un outil social au service de chaque famille (droits des familles, aide aux démarches juridiques, etc.), de chaque prisonnier (réinsertion à la sortie, aide pour trouver un emploi, etc.).
4. MISE EN PLACE DES MOYENS DE FONCTIONNEMENT :
Pour des raisons évidentes, la Commission et l’Associu doivent être en mesure de fonctionner le plus rapidement possible.
Au vu de l’ampleur du travail (par exemple la charte, le collectif d’avocat, le nom de l’Associu, les aides, etc.), il est urgent de mettre en place, à l’initiative de la Commission Anti Répressive, une Assemblée Générale (souveraine et décisionnelle) à laquelle pourront être présents et voter tous les militants de Corsica Libera qui le désirent.
IV. CONTRE-POUVOIRS ET MOYENS DE LUTTE
1. CONTRE-POUVOIRS :
Les contre-pouvoirs mis en place dans les années 80, sont le résultat d’une politique volontariste du mouvement de libération nationale. Leur constitution s’inscrivait dans le cadre de la lutte de masse et de la lutte institutionnelle et leur philosophie découlaient les principes d’originalité, de complémentarité et de solidarité.
Depuis, la situation a changé, et l’on ne pourrait raisonnablement occulter les évolutions internes au mouvement national, celles de la Corse, celles des différentes luttes de libération nationale de par le monde et les changements qu’ont connu l’Europe et le monde qui nous entoure.
Tenant compte de ces évolutions, nous pensons préférable de parler, non plus de contre-pouvoirs mais de structures de prise de pouvoir, Corsica Libera devant les soutenir, les accompagner en vue d’une stratégie commune de prise de pouvoir.
Pour bien appréhender la réalité des structures et en tirer les grandes lignes directrices qui serviront l’élaboration de la politique de Corsica Libera et de ses militants vis-à-vis de d’elles, il faut analyser leurs évolutions depuis leur mise en place dans les années 80, et tenir compte de leurs spécificités et de leur représentation, aujourd’hui.
Nous devons:
Soit partir de l’existant pour les structures ayant survécu aux diverses recompositions du mouvement nationaliste (expériences, réalités du terrain, adaptations en fonction du secteur à organiser…)
Soit les mettre en place dans certains secteurs de la société corse, lorsqu’elles n’existent pas ou qu’elles ont disparu.
De ce constat-bilan, découlent deux attitudes :
- Soit influer directement et globalement sur leur ligne et sur leur stratégie, sans les différencier entre elles, en partant du fond et de la ligne politique de Corsica Libera. Mais cela nous semble difficile du fait des évolutions depuis les années 80.
- Soit adopter une approche plus pragmatique permettant de mieux appréhender leur réalité et leur vécu, en y adaptant notre discours et notre intervention politique et militante par une stratégie au cas par cas.
L’état de chaque structure et de chaque secteur à organiser :
- Les artisans, commerçants, pêcheurs, travailleurs indépendants… le mouvement doit s’atteler à la mise en chantier d’une fédération, avec des secteurs regroupés en collèges, qui accepterait le principe de la double appartenance, permettant aux adhérents, pour des raisons pratiques et matérielles, d’avoir une autre carte dans les diverses structures non nationalistes.
Cette fédération agira dans le sens des objectifs politiques fixés par Corsica Libera dans la motion de refondation. Elle bénéficiera de la totalité des moyens techniques (médias, locaux, etc.) et organisationnels du mouvement (sections, rughjoni, ghjunta, cunsulta, esecutivu) et du soutien de l’ensemble des militants.
Chaque collège se déterminera librement pour son mode de fonctionnement interne ainsi que pour l’adhésion tactique à d’autres syndicats.
Corsica Libera prendra l’initiative de la tenue de réunions consacrées aux problèmes de chaque filière économique avec tout les acteurs de ces filières qu’elle que soit leur appartenance syndicale actuelle dès lors qu’ils sont militants de Corsica Libera.
- Le secteur de l’agriculture serait inclus dans un collège faisant partie de cette fédération. En attendant, le mouvement prendra rapidement l’initiative de la tenue d’une réunion consacrée aux problèmes agricoles avec tous les agriculteurs, quelle que soit leur appartenance syndicale actuelle, dès lors qu’ils se considèrent comme militants de Corsica Libera.
- Les étudiants: La présence de deux syndicats, (voir trois avec la CSC) se situant près de notre démarche pose problème au-delà de l’indépendance syndicale qui ne doit pas signifier apolitisme. L’exemple de l’unité de la jeunesse est important.
S’il faut aller doucement, le mouvement émet le souhait de s’orienter vers une structure politique de jeunes nationalistes sur toute la Corse, université comprise, et d’un syndicat étudiant sur le campus, travaillant avec Corsica Libera. A noter que la jeunesse étant à un stade évolutif, l’institution d’une limite d’âge au sein de cette structure politique de jeunes, à l’instar de ce qui se fait en Irlande et au Pays basque, est souhaitée (25 ans).
- Au plan lycéen, le mouvement souhaité la remise en route de l’Associu di i Liceani Corsi dans tous les lycées et collèges de l’île.
- L’APC, dont l’objectif principal est la mise en place d’un système éducatif fondé sur les intérêts culturels et économiques du peuple corse. Le mouvement salue le travail de cette structure, dont la progression se poursuit. Il s’avère néanmoins nécessaire d’inciter tous les nationalistes, dont beaucoup ne perçoivent pas toujours l’importance de ce secteur, à s’y investir et à soutenir ses activités électorales, dans les institutions ou sur le terrain.
- Associations de soutien aux prisonniers: le mouvement prend acte des débats en cours et de l’évolution positive vers une unité des structures, de l’action de soutien et de solidarité envers les emprisonnés et les familles.
- STC: Le mouvement, saluant la progression de son implantation et de sa représentativité, souhaite une plus grande implication des militants salariés, membres de Corsica Libera.
Nos militants et sympathisants doivent s’y investir pour peser par leur présence, leur implication syndicale et leurs prises de responsabilités au sein du syndicat. Ils doivent renforcer sa présence quotidienne sur le terrain des luttes dans le monde du travail (corsisation et emplois, pouvoir d’achat, précarité, formation, lutte contre l’administration française et les trusts financiers) dans les mois et les années à venir pour renforcer la ligne de la lutte de libération nationale et sociale au sein du syndicat et la lutte d’ensemble du peuple corse.
2. MOYENS DE LUTTE :
Par rapport aux moyens de lutte, la lutte de masse et la lutte institutionnelle ne posant pas de problème particulier, étant naturellement des domaines d’intervention du mouvement, le débat se situe par rapport à d’autres moyens de lutte dépassant le cadre d’intervention de Corsica Libera.
Au-delà du débat « solidarité conditionnelle-inconditionnelle », le mouvement réaffirme sa solidarité avec toutes les formes de résistance du peuple corse, en refusant une quelconque condamnation des moyens d’action d’autres patriotes.
Le mouvement se donnera les moyens d’un discours public plus libre, « qui respire un peu », pour une meilleure occupation du terrain, sans se laisser enfermer dans le débat récurrent de la condamnation de la violence politique, dont la responsabilité incombe au système politique français et à sa politique de négation des droits des Corses.
Au plan international, le mouvement se dotera d’une structure interne à ses instances pour diligenter une action de sensibilisation et d’information de l’actualité dans l’île et de la Question corse au sein des mouvements, partis, associations, syndicats, organisations non gouvernementales et structures et organismes internationaux avec lesquels elle pourrait entrer en contact ou tisserait des liens.
V. DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE
Cette motion rend compte des travaux actuellement en cours au sein de la « commission développement » de Corsica Libera. Elle présente les idées dégagées dès à présent afin qu’elles soient débattues et arrêtées, ce qui permettra de poursuivre l’élaboration du projet économique, social et culturel de notre mouvement.La commission propose – outre l’état des lieux et l’affirmation de nos grandes orientations – la réalisation d’un projet « à deux vitesses » :
- La première partie (Pruposte per Oghje) concernera les propositions de Corsica Libera pouvant être mises en pratique dès à présent, dans le cadre juridique et administratif français. Elles constituent en ce sens des revendications transitoires.
- La seconde partie (Pruposte per Dumane) constituera un véritable projet de souveraineté pleine et entière, d’indépendance nationale.
Bien entendu, les propositions formulées pour la période transitoire l’étant par des indépendantistes, elles visent à répondre aux besoins d’aujourd’hui tout en préparant la phase d’indépendance. Par exemple, notre proposition de « citoyenneté » corse vise dès à présent à aménager le droit actuel (elle permet de traiter des problèmes actuels majeurs comme la question foncière ou celle des emplois). Mais elle constitue également l’embryon de « nationalité » corse dont la mise en œuvre sera attachée à l’avènement de l’indépendance nationale.
1. ETAT DES LIEUX :
Depuis un siècle, la triste originalité de la Corse par rapport aux autres îles méditerranéennes est constituée par une baisse démographique : « saignée » de la guerre de 14-18, exode des Corses d’origine… En sens inverse, des populations extérieures se sont massivement installées dans l’île et cette tendance s’aggrave aujourd’hui considérablement.
Depuis son annexion brutale par la France, la Corse a progressivement perdu ses liens traditionnels avec son environnement naturel méditerranéen. Ses relations ont été méthodiquement et exclusivement orientées vers la France par la création délibérée de liens de dépendance.
L’économie de notre pays a été dévastée à travers des choix déterminés par Paris, qui ont conduit à la destruction de notre agriculture et à l’adoption d’un tourisme de masse. Seule la lutte nationale et les sacrifices consentis ont permis de limiter quelque peu les effets funestes de cette politique française.
Les dispositifs juridiques et financiers appliqués par Paris à la Corse ont toujours visé à briser toute velléité de développement : lois douanières du XIXe siècle, « continuité territoriale », destruction de nos particularités fiscales, détournement de notre épargne locale par le système bancaire…
En outre, la France a toujours négligé les intérêts corses lors des négociations avec les autorités communautaires. Mieux encore : c’est par une « erreur » de l’INSEE que la Corse a été exclue de l’objectif n°1 !
Enfin, le déracinement systématique de notre langue – et donc de notre culture – par l’Administration française, s’inscrit dans la même volonté d’empêcher tout développement respectueux de notre identité.
Le diagnostic est sombre : la politique française a ruiné notre peuple, nous en sommes aujourd’hui au stade terminal d’une maladie dont le remède avait déjà été décidé par les représentants de notre peuple dès 1794 : la rupture avec la France.
Notre choix est donc, sans ambiguïté, celui de l’indépendance nationale. Toutes nos revendications, y compris les plus immédiates tendent vers cet objectif. Toutes nos forces doivent être mises en œuvre pour l’atteindre.
2. NOS GRANDES ORIENTATIONS EN MATIERE DE DEVELOPPEMENT :
La crise actuelle a permis de révéler à la fois l’injustice et la fragilité du système international actuel, ainsi que l’échec du néo-libéralisme. Cette réalité, qui ne peut désormais échapper à personne, impose à tous les peuples de la terre d’explorer de nouvelles voies. Celles qui ont été tracées dans les années 90 à travers l’« Agenda 21 » (« développement durable ») sont certainement les bonnes. Le problème est que l’affirmation de ces principes a été utilisée comme un alibi et qu’elle n’a jamais été réellement suivie d’effets. Le comble de la duplicité est atteinte dans notre pays où un plan baptisé « plan d’aménagement et de développement durable » (PADDUC) est sous tendu par une philosophie diamétralement opposée au concept de développement durable.
Corsica Libera adhère pleinement aux principes énoncés à travers l’Agenda 21 et préconise, dans cet esprit, un développement fondé sur la valorisation de notre environnement et de notre identité.
Corsica Libera récuse la suprématie du « tout marché » et se prononce pour la régulation économique et la lutte contre les inégalités. Elle s’inscrit dans un projet où prévalent la justice sociale, la solidarité, le droit de chacun au travail, au logement, et à une meilleure qualité de vie.
Le partage des richesses ne doit pas être uniquement conçu – c’est malheureusement le cas aujourd’hui, y compris pour les syndicats français – comme le résultat d’une timide redistribution en direction des laissés pour compte de la vie professionnelle. Il convient également de partager la capacité à contribuer à la création de richesses. Dans cette perspective, la corsisation des emplois demeure une priorité absolue.
3. E PRUPOSTE PER OGHJE :
Le Conseil exécutif de la CTC a rendu public son projet de PADDUC, auquel le mouvement national a déclaré sa totale hostilité.
Le groupe indépendantiste à l’Assemblée de Corse a par ailleurs produit le seul document alternatif au PADDUC (Avant projet « Corsica 21 », le contre-PADDUC). Cette contribution des élus au projet de Corsica Libera a vocation à être enrichi par les travaux devant se poursuivre au sein de la « commission développement ».
- La stratégie alternative :
Précisons dès l’abord que nous ne préconisons pas pour notre part la décroissance économique, qui ne permettrait pas de lutter contre la pauvreté qui s’installe, en Corse comme ailleurs. Cette décroissance, prônée de la même façon pour les pays ultra développés et ceux qui, comme le nôtre, manquent de richesses produites, n’aurait pas plus de sens que le dogme de la croissance pour la croissance. Par ailleurs, toutes les formes de production ne provoquent pas les mêmes dégâts sociaux, sociétaux et écologiques : au sein du PIB, la croissance des activités de services n’a pas les mêmes conséquences écologiques que celles de l’industrie, et au sein même de cette dernière il convient d’opérer des distinctions entre les différentes formes existantes. Le développement durable doit sans aucun doute être considéré sous l’angle exclusif du mieux-être humain (travail, logement, santé, accès à la culture…) et donc être déconnecté de la croissance qui peut être, selon les cas, nécessaire ou nocive.
L’alternative que nous proposons (Cf. « avant-projet Corsica 21 ») peut être ainsi résumée:
Un développement durable et solidaire fondé sur l’identité et l’environnement
- Les moyens juridiques de cette stratégie :
- Citoyenneté corse
- Evolution statutaire
Les moyens financiers de cette stratégie :
- Mobilisation de l’épargne corse, aujourd’hui détournée à l’étranger par le système bancaire
- Code des investissements, comprenant un volet incitatif pour attirer certains investissements extérieurs allant dans le sens de nos intérêts collectifs
- Fiscalité spécifique
Cette stratégie, par la complémentarité et l’équilibre qu’elle réaliserait entre les différents secteurs d’activités, serait de nature à enrichir notre pays considérablement, notamment en augmentant sensiblement la part de la production corse dans la consommation en Corse (consommation des résidents et des touristes) et en favorisant les exportations.
4. E PRUPOSTE PER DUMANE, L’INDIPENDENZA NAZIUNALE :
Il s’agit de la deuxième partie du projet : celle qui devra être mise en œuvre à travers l’indépendance nationale. Il s’agit ici d’approfondir et de renforcer les choix stratégiques précédemment exposés.
- Quelques mensonges à dénoncer :
Il convient dès l’abord de rejeter l’argumentation spécieuse de Paris, en combattant certaines idées reçues assénées par la France et les anti-indépendantistes :
- La question de la démographie. Contrairement à ce que d’aucuns prétendent, une démographie modeste n’est pas un handicap en termes de développement : les cas de petits pays participant à l’Union Européenne (Malte par ex.) en témoignent.
- La question des flux financiers entre la Corse et la France. Non, la Corse n’est pas sous perfusion et elle ne vit pas de la bienveillance parisienne. La démonstration en a d’ailleurs été faite par les indépendantistes, chiffres à l’appui, dès la fin des années 1990.
Sur ces sujets, il est important de doter la Corse d’un instrument statistique indépendant, les services de l’Etat français se livrant à cet égard à une véritable désinformation.
Une épargne forte, actuellement détournée de l’île (10 milliards d’euros).
Une diaspora importante, souvent relativement aisée et pourvue de compétences multiples à mettre au service de la Corse.
Un environnement exceptionnel et préservé (grâce à la lutte nationale de ces dernières décennies).
Une grande richesse en eau que nous envient tous nos voisins du bassin méditerranéen.
Une culture forte et originale représentant aussi une richesse économique.
- Des pistes de développement :
Accroître notre production agricole, dans le respect de la qualité des produits. Cette orientation est d’ailleurs en phase avec l’évolution de la demande au niveau mondial.
Rechercher la typicité des produits, afin qu’ils puissent échapper à la concurrence extérieure (économie identitaire).
Contraindre la grande distribution à prendre en compte les intérêts des producteurs et consommateurs corses.
En matière touristique, privilégier la qualité par rapport à des activités de masse, destructrices de l’environnement, de moins en moins rentables et qui risquent d’être, dans l’avenir, fortement impactées par le coût de l’énergie et donc des transports.
Promouvoir l’économie du savoir, qui n’exige pas de matières premières et qui, grâce aux nouvelles technologies, s’affranchit des contraintes liées aux transports.
Valoriser notre patrimoine naturel, notre langue et notre culture nationales, à travers une démarche d’ouverture à l’égard de notre environnement européen et méditerranéen.
Bien entendu, de telles orientations ne pourront être valablement mises en oeuvre sans une réappropriation de ses moyens de production et d’échanges par le peuple corse et leur nécessaire maîtrise sur les plans juridiques, fiscaux et financier, ce qui doit nous conduire à nous opposer au système français en Corse, aux sociétés multinationales ainsi qu’à tous les monopoles, qui s’emparent actuellement de secteurs stratégiques.
Le Congrès de Corsica Libera donne mandat à la « Commission développement » pour poursuivre le travail engagé sur les bases précédemment exposées. La Commission rendra compte régulièrement aux instances de Corsica Libera de l’état de ses travaux.
VI. PEUPLE CORSE ET IMMIGRATIONS
1. PREAMBULE :
Le Peuple corse est une communauté nationale, historique, culturelle, intégrative, qui constitue la seule communauté légitime en Corse. Depuis des siècles, le Peuple corse a su intégrer des individus sans communautarisme. Chaque individu peut, par ses pratiques de vie, trouver sa place au sein du Peuple corse. Rien ne s’est opposé jusqu’à présent à des immigrations modérées.
Cependant à ce jour, le peuple corse non-reconnu et sans les moyens politiques, culturels, économiques et sociaux pour intégrer les flux importants d’arrivants, est en voie de minorisation sur sa terre. Il peut donc très difficilement rester le modèle social et culturel de référence pour une éventuelle intégration de tout ou partie de ces populations. Sa langue n’est pas officielle, il n’a pas de pouvoir législatif. La pyramide des âges le met aussi en situation difficile.
Les Corses subissent une discrimination antidémocratique, sachant que le peuple corse a été reconnu par le vote de 1988 de l’Assemblée de corse. Dans un autre contexte, si nous maîtrisions notre destinée, les immigrations seraient un apport enrichissant ; mais au regard de notre démographie et de notre non-reconnaissance, la situation actuelle est problématique.
Les flux d’immigrations augmentent fortement comme l’indiquent les récentes données démographiques concernant la Corse. On peut distinguer principalement :
- Des arrivants qui s’inscrivent dans une stratégie de contrôle de l’Etat ou de forces économiques prédatrices avec des cadres français dans le public comme dans le privé.
- Des arrivants dans le cadre de l’économie de résidences intermittentes, ou définitives avec des retraités européens, dont beaucoup de nantis (“séniorisation”).
- Des arrivants venus de pays européens dont la France ; et principalement, dans le cadre du déséquilibre nord/sud, venus de pays de la rive sud de la méditerranée ou transitant par la France. Ils viennent, ou sont issus de familles venues essentiellement pour raison économique, pour accéder à un niveau de vie plus élevé.
2. COMMUNAUTE INTERNATIONALE :
La Communauté internationale met régulièrement la France à l’index pour sa discrimination et sa réfutation du peuple Corse.
L’ONU. Le Conseil économique et social des NATIONS UNIES, lors de la 40ème session du Comité des droits économiques, sociaux et culturels des 28 avril et 16 mai 2008 a notamment indiqué à la France sa préoccupation sur “l’absence de reconnaissance officielle des minorités sur le territoire de l’Etat-partie” ainsi que sur “l’absence de reconnaissance ou de statut officiel qui a contribué, selon les informations reçues, à la diminution constante du nombre de locuteurs des langues régionales et minoritaires”. (Partie D point 29 et 30 du rapport) (…)
Le Conseil de l’Europe. Le 15 février 2006, le rapport de M. Alvaro Gil-Robles, commissaire du Conseil de l’Europe aux droits de l’homme, sur « le respect effectif des droits de l’homme en France », suite à sa visite du 5 au 21 septembre 2005, appelle le gouvernement français à ratifier la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires et à signer la Convention Cadre pour la protection des Minorités Nationales. .
Un règlement politique suppose donc notre reconnaissance en tant que peuple. C’est une revendication naturelle et incontournable conforme au droit international.
3. NOUVEAUX ARRIVANTS :
Concernant les relations avec les nouveaux arrivants, il est exact que l’hospitalité est une valeur fondatrice du peuple corse, mais elle perd tout son sens compte tenu de l’aspect massif des immigrations et de notre non-reconnaissance. L’appareil de communication de l’Etat utilise cette tradition pour donner mauvaise conscience aux Corses et développer des accusations de racisme ou de xénophobie.
Nous commençons à ressentir la formation d’une Corse multiculturelle et « intercommunautaire » avec conflit ou défiance entre des “communautés”. Un certain nombre de “faits-divers” le démontre. Nous constatons aussi l’échec du modèle français d’intégration qui est une fausse main tendue, à retardement, alors que les phénomènes communautaristes se sont mis en place avec des communautés figées sur leurs particularités et leurs pratiques culturelles, tout en ayant aussi des difficultés d’identification chez les jeunes issus des diverses immigrations.
Nous assistons parallèlement à des phénomènes de paupérisation, de discrimination, d’exploitation de la misère et de ghettoïsation dont l’Etat, certains politiciens et des profiteurs de tout acabit sont les principaux responsables. Cette politique d’immigration massive est revendiquée par l’Etat et par certains acteurs ou lobbies, notamment pour de prétendues raisons économiques de taille critique. Mais en fait, l’Etat se sert de l’immigration et maintient notre non-reconnaissance afin de se doter d’un corps électoral sur mesure.
L’Etat veut régler le problème national corse par la démographie.
Au total, l’universalisme exacerbé et le républicanisme français sont les deux courants idéologiques normalisateurs qui ne voient dans les identités que du folklore et qui se rejoignent pour nier l’existence politique du peuple corse. Ils veulent sa disparition, en tant qu’entité consciente d’elle-même, pour n’avoir ici que des «habitants de la Corse», livrés aux valeurs marchandes.
4. CITOYENNETE CORSE :
Afin de contrecarrer ces funestes évolutions, nous affirmons que comme tous les peuples du monde, le Peuple corse doit avoir la maîtrise de sa politique migratoire. On doit lui donner les moyens d’accueillir dignement, et d’intégrer ceux qui veulent bâtir un avenir commun. Pour ce faire, nous proposons notamment l’institution d’une citoyenneté corse comme cela existe déjà en Kanaky , ou dans une région d’Europe comme les îles Åland.
C’est un cadre compatible avec les droits français et européen actuels et avec notre vision d’indépendance : la citoyenneté corse se transformant alors en nationalité corse. Les critères de nationalité dits de la Cunsulta Naziunale démontrent, tout naturellement, que nous sommes une communauté historique et culturelle vivante)[1] comme tous les autres peuples. La citoyenneté est proposée à toute personne qui a 10 ans de résidence continue en Corse, et qui déclare “faire sienne la langue corse et les valeurs historiques culturelles du peuple corse”.[2]
Toute société multiculturelle généralisée aurait pour conséquence de condamner le peuple corse. La corsophonie doit être considérée comme un vecteur d’intégration fondamental et irremplaçable. La langue est ce qui permet le mieux de fixer un tronc commun. C’est pourquoi nous sommes pour un statut d’officialité pour la langue corse comme le préconise un rapport scientifique commandé récemment par l’Assemblée de Corse.
Les valeurs culturelles fondatrices du peuple corse ouvertes sur la modernité et le monde doivent se transmettre et cimenter le plus grand nombre pour éviter en Corse toute société multiculturelle conflictuelle.
La question de la survie du peuple corse est posée plus que jamais.
Corsica Libera réaffirme ainsi que le peuple corse, communauté vivante, constitue la seule communauté de droit sur sa terre. L’importance des immigrations multiformes actuelles le met en danger car le peuple corse n’est toujours pas reconnu, sa langue n’est pas officielle, et il ne peut être le cadre de référence pour une éventuelle intégration des arrivants.
Nous affirmons notre défiance envers toute mise en place de phénomènes communautaristes et réclamons la maîtrise des immigrations par le peuple corse, à sa convenance.
Nous réaffirmons notre double revendication de reconnaissance du peuple corse et d’une citoyenneté corse. Cette dernière permet d’établir : le corps électoral, le droit à l’accession à la propriété, à certains emplois et à certaines activités, le droit d’installation pour les migrants (confié à la Collectivité corse comme cela se fait en Catalogne avec son statut de 2006). Cette citoyenneté est à même de garantir la pérennité du peuple corse. Il s’agit selon nous d’une projection graduelle de ré-acquisition basée sur deux temps : la citoyenneté corse pour aujourd’hui, devenant la nationalité corse au terme d’un processus de libre détermination pour l’indépendance.
Corsica libera s’adresse publiquement et clairement à ceux qui rentrent dans les critères de la citoyenneté corse. Nous leur demandons de considérer qu’ici ce n’est pas la France, c’est la Corse et qu’il y a un peuple qui lutte pour sa reconnaissance. Nous leur offrons en échange de cette prise en considération d’intégrer le peuple corse.”
[1] Formulation de la motion votée par l’assemblée de Corse de 1988 reconnaissant le peuple corse.
[2] Formulation de la cunsulta naziunale