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Charte de l'emploi locale


Rédigé le Mercredi 7 Juin 2017 à 18:00 | Lu 257 commentaire(s)


La charte pour l'emploi local élaborée sous l'égide de Jean Guy Talamoni, Président de l'Assemblée de Corse, est reconnue par tous les observateurs objectifs comme un dispositif salutaire, voire vital, pour permettre aux Corses de trouver un emploi, et de ne plus aller grossir les rangs toujours croissants des chômeurs et des précaires.

Les mesures préconisées dans le document présenté en mai dernier, et les engagements forts pris par les acteurs économiques, sont de nature à sauver l'emploi des Corses, pour qu'ils puissent vivre dignement de leur travail. Et être ainsi ces gens libres, et non redevables à souhait, dont le système ne voulait pas, mais dont la nation a besoin.

Dans ce contexte, la lettre du préfet, premier représentant de l'Etat français dans notre pays, pour contrecarrer cette initiative prometteuse, est apparue, une fois de plus, comme une véritable provocation, et une menace intolérable visant à empêcher en Corse ce qui est déjà permis ailleurs avec l'aval des ministres français. Cette vaine manœuvre dilatoire s'inscrit dans une logique qui demeure la même depuis des décennies: interdire aux Corses de pouvoir développer leur pays, poursuivre méthodiquement, et froidement, une oeuvre de décorsisation systématique en commençant par l'emploi. Mais aujourd'hui la société corse s'organise pour résister à la violence des règles du droit commun français qui lui sont hostiles. Les pressions, ou intimidations de tous ordres, n'y changeront rien: grâce à l'action déterminée des représentants du peuple à l'Assemblée de Corse, et à la mobilisation de tous, nous sommes en train de changer la réalité funeste qui était imposée à notre pays. Et ce changement est inéluctable. Les Corses devront désormais pouvoir se loger, travailler, et participer à la construction nationale d'un pays enfin maître de son avenir. Cet objectif sera poursuivi et atteint, et ce, en dépit de toutes les injonctions d'une administration étrangère dont l'action délétère n'est plus à prouver.