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20 anni fà : Migliacciaru


Rédigé le Vendredi 5 Juillet 2019 à 10:36 | Lu 398 commentaire(s)


20 anni fà : Migliacciaru
À l’heure où  l’actualité, qu’elle soit politique ou judiciaire, continue à mettre cruellement en évidence une volonté de mise au pas de tout un peuple, les Corses se souviennent d’un certain 3 juillet, moment crucial de notre histoire contemporaine où le sentiment et l’intérêt nationaux prirent le pas sur toute autre considération, démontrant ainsi, par la même occasion, qu’il y avait dans ce pays  une conscience nationale plus forte que toutes les rancœurs, et un peuple qui n’accepterait jamais de devenir une population en déshérence, en proie à une autodestruction téléguidée de l’extérieur.

Il y a vingt ans, à Migliacciaru, les accords du Fium’Orbu intervenaient pour mettre un terme définitif aux « années de plomb » qui avaient endeuillé la lutte nationale. Loin de constituer un oubli, ou une auto-absolution de circonstance, Il s’agissait de puiser au plus profond de ce que nous avons de meilleur pour analyser les mécanismes qui nous avaient conduits à une impasse mortifère, et nous préserver à l’avenir de toute manipulation. Avec un profond respect pour la mémoire de tous ceux qui, quel qu’eût été leur « camp », furent victimes de ses douloureux affrontements, avec l’assentiment courageux de familles touchées dans leur chair, la Nation a relevé la tête, en jurant de bannir toute agression violente entre patriotes, et en scellant un accord solennel qui démontre qu’au plus fort des tourmentes notre peuple est capable de trouver les voies du salut pour tous ses enfants.

Vingt ans plus tard en cette période anniversaire, l’esprit des accords du Fium’Orbu est définitivement ancré en nous, car les nationaux corses d’aujourd’hui, comme de demain, incarnent l’espoir de ce pays et ne seront jamais les otages du ressentiment.
Cet esprit du fiumorbu, héritier de l'esprit des luttes millénaires de nos ancêtres, des combats de tous ceux qui se sont levés, parfois les armes à la main, face à toutes les oppressions, cet esprit perdure et ne saurait se diluer en un modernisme postnational qui relèverait de la posture.

Più chè mai, a lotta hè forza, a lotta hè vita, a lotta face u populu. Vinceremu.