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Le bruit des bottes tente d’étouffer les notes de musique : Soutien à SP Ferrandi


Rédigé le Vendredi 10 Mai 2019 à 11:18 | Lu 770 commentaire(s)


Le bruit des bottes tente d’étouffer les notes de musique : Soutien à SP Ferrandi
Ce jeudi 9 mai, une dangereuse intrusion a été évitée à la prison d’Aiacciu. Grâce à la vigilance du Coordonnateur pour la sécurité en Corse et au sang-froid du directeur de la Maison d’arrêt, des notes de musique n’ont pu pénétrer dans l’établissement…Organisé par Bernard Cervera, le concert qui devait être donné par l’animateur de Sorru in musica en compagnie de trois musiciens a été modifié car la direction de l’établissement a interdit l’entrée à l’un des musiciens au motif qu’il est le fils d’Alanu Ferrandi. 

Cette position dont le ridicule est digne d’un mauvais Guignol est aussi la marque de la volonté répressive de l’Etat Français et de sa soif de vengeance. La décision prise à l’encontre de Simon Paulu Ferrandi incarne la bassesse de l’Etat et de ses fidèles représentants envers Alanu Ferrandi et, au-delà, envers tous les patriotes marqués du sceau de « terroriste ». Ce choix répressif poussé au paroxysme puisqu’il étend le châtiment d’un père à son fils est la marque minable d’une vengeance aveugle et l’expression d’une politique coloniale imperméable à toute expression corse, fût-elle musicale ! Dans ce mauvais théâtre de boulevard, au sein duquel la préfète, le coordonnateur de la sécurité et directeur de la prison se repassent la patate chaude, transparaît la marque profonde de tous les totalitarismes. Le Chili de Pinochet amputait le guitariste Victor Jara de ses mains, afin d’éteindre sa musique, la France des Droits de l’Homme Macroniste, afin de se venger du père, poursuit son fils et interdit à sa musique de pénétrer dans les murs des ses cachots. Dans les textes intitulés « La République » Platon écrivait « si tu veux contrôler le peuple, commence par contrôler sa musique » … l’Etat français et son pouvoir politique doivent comprendre que leurs actes imbéciles nourrissent notre conviction et que nul, en Corse ou ailleurs, ne fera taire la voix d’un peuple qui se bat pour sa liberté, et nul n’empêchera la musique et le chant de franchir les murs ! 

En ces circonstances ou le ridicule le dispute au tragique, Corsica Libera apporte son entier soutien à Simon Paulu Ferrandi, à Alanu Ferrandi, à tous les prisonniers et recherchés et à tous les patriotes encore soumis aux poursuites de cet instrument de vengeance d’état qui se masque derrière l’appellation de « Justice ». 

Libertà per tutti i patriotti !
U populu arrittu ùn calerà mai u capu.