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Macron : Retour sur la visite à Cuzzanu


Rédigé le Dimanche 7 Avril 2019 à 21:04 | Lu 342 commentaire(s)


Aujourd’hui, après sa visite à Cuzzanu, la position fermée du Président de la République française, encouragée par la désinformation permanente de certains services, et l’attitude de quelques élus minoritaires, zélés dans la soumission, est à la fois dangereuse et irresponsable.  

Elle participe d’un autoritarisme incompréhensible, qui se traduit par une position extrémiste décalée, au moment où tout permettrait un dialogue porteur d’une solution politique négociée. 

La situation ainsi générée est porteuse de tous les dangers.  

Nous devons lui opposer la force de la lucidité, le courage politique, tout en gardant intacte la volonté de dialogue qui nous a toujours animés, et qui devra aboutir tôt ou tard à un réel processus de concertation. 

Sans s’attarder sur les approximations et les inquiétantes orientations développées par le Président Macron concernant des dossiers aussi sensibles que le PADDUC, la place et l’enseignement de notre langue, ainsi que la fiscalité, on constate, avec un certain écœurement, que l’instrumentalisation de la mort d’un homme pour justifier l’injustifiable devient un exercice aussi récurent que pitoyable. En ce qui nous concerne, nous ne remonterons pas le cours de l’histoire pour rappeler ce que fut l’action de la France pendant des siècles dans notre pays. La Corse, depuis Ponte Novu, a connu une répression féroce avec des épisodes qui sont l’équivalent d’autant d’Oradour sur Glane. Beaucoup plus prêt de nous, pendant les dernières décennies, l’Etat français a multiplié les exactions à l’encontre de notre lutte et de notre peuple. Des bavures policières aux coups tordus en tous genres, de la répression politique assumée aux actions illégales de ses polices parallèles, Il a détruit de nombreuses vies, et a du sang sur les mains, tout le monde le sait en Corse, même si certains feignent de l’oublier. Son action froide et cynique, a toujours engendré drames sur drames dans notre pays, et créé les conditions objectives pour que le pire arrive. Nous n’en demanderons pas pour autant repentance au peuple français dans son ensemble car cela serait aussi inutile qu’absurde.  

Nous ne nous laisserons jamais détourner de nos objectifs par de grotesques manœuvres dilatoires.  

Car nous nous sommes engagés, avec la vraie majorité des Corses - celle qui n’est plus silencieuse depuis longtemps, et qui continuera, contre vents et marées, à faire entendre sa voix - à construire la nation.